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Réparer les vivants de Maylis de Kerangal

Publié le par musy

médecine greffe Kerangal Verticales

médecine greffe Kerangal Verticales

Le livre :

Simon sort au petit matin surfer sur les vagues et c’est l’accident. Au petit matin, les médecins appellent les parents de Simon pour leur proposer de « réparer les vivants »…

Autour du livre :

J’avais beaucoup aimé le style de cette auteur dans la « corniche Kennedy » parlant de bandes de jeunes insouciants aimant jouer avec le risque.

J’ai été très touchée par cette histoire qui aborde un sujet peu abordé dans la vie et en littérature : le don d’organes. L’auteur nous fait découvrir, avec sa plume sensible, tout le parcours des familles  de donneurs et de receveurs de dons d’organes et le travail minutieux des médecins.

Un très beau texte à découvrir.

Maylis de Kerangal est une auteur française née en 1967.

("En 2014, elle est la première lauréate du Roman des étudiants France Culture-Télérama (ancien Prix France Culture-Télérama), pour son roman Réparer les vivants14 qui a été aussi couronné par le Grand prix RTL-Lire 2014 ainsi que par le Prix des lecteurs de l’Express-BFM TV15, le Prix Relay16, et le Prix Orange du Livre.") (Wikipedia)

Une citation :

« Combien de temps sont-ils restés assis de la sorte après l’annonce, affaissés au bord de leurs chaises, pris dans une expérience mentale dont leur corps jusque-là n’avait pas la moindre idée ? Combien de temps leur faudra-t-il pour venir se placer sous le régime de la mort ? Pour l’heure ce qu’ils ressentent ne parvient pas à trouver de traduction possible mais les foudroie dans un langage qui précède le langage, un langage impartageable, d’avant les mots et d’avant la grammaire, qui est peut-être l’autre nom de la douleur, ils ne peuvent s’y soustraire, ils ne peuvent lui substituer aucune description, ils ne peuvent en reconstruire aucune image, ils sont à la fois coupés d’eux-mêmes et coupés du monde qui les entoure. »

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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Livres lus en juin 2015

Publié le par musy

bilan juin

bilan juin

Romans  adultes :

Sans âme (Le protectorat de l’ombrelle 1) de Carriger

La femme du hasard de Coe

Toute la lumière que nous ne pouvons voir de Doerr # *

Mille femmes blanches de Fergus *

Une dernière danse d’Hislop # *

Réparer les vivants de Kerangal *

Un cercle de lecteurs autour d’une poêlée de châtaignes d’Otte

Le fabuleux destin d’une vache qui ne voulait pas finir en steak haché de Safier *

Essais/témoignages adultes :

Nous sommes Charlie de 60 écrivains *

Polars :

Dans la ville en feu de Connelly

Album jeunesse :

La fabuleuse méthode de lecture du professeur Tagada de Christophe Nicolas

Romans jeunesse :

La malédiction Grimm de Shulman *

Le jour où je me suis habillée en fille de Walliams

BD/mangas :

Je, François Villon  (tomes 1 et 2) de Luigi Gritone

 (L’* indique critique de lecture présente sur mon blog)

(# indique que je possède ce livre et peux vous le prêter)

 

Marjolaine

PS Merci à Annouche pour sa belle photo de thé/ cannelle !

Publié dans Actu

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Nous sommes Charlie de 60 écrivains

Publié le par musy

Charlie écrivains Livre de poche

Charlie écrivains Livre de poche

Le livre :

Le 7 janvier 2015, les frères Kouachi assassinent les dessinateurs, journalistes, correcteur, psychanalyste, agent de sécurité, agent d’entretien de Charlie Hebdo et en blessent d'autres. Quelque jours après,  Amedy Coulibaly assassine une policière, prend en otage des clients de l’Hyper Casher de Vincennes et en assassine certains. En France, cette flambée de violence crée la stupeur. Le 11 janvier, des milliers de français se rassemblent et marchent dans les rues de Paris pour affirmer leur choc, leur tristesse, leur soutien aux familles des victimes, et leur attachement à la liberté d’expression.

 60 écrivains ont écrit dans ce recueil de textes sur cet événement…

Autour du livre :

Comme d’autres français, j’ai été sous le choc d’apprendre l’assassinat des dessinateurs : Cabu, Charb, Wolinski, Tignous, Honoré, de la psychanalyste Elsa Cayat, du correcteur Mustapha Ourrad, de l’économiste Bernard Maris, du journaliste Michel Renaud, de l’agent d’entretien Frédéric Boisseau, de l’agent de sécurité Franck Brinsolaro, du policier Ahmed Merabet, de la policière Clarissa Jean-Philippe, des clients de l’Hyper Casher.

Je ne lisais par Charlie Hebdo, ne connaissant pas trop ce titre de presse.

J’ai souhaité marcher le 11 janvier avec tant de français car je voulais moi aussi partager ma stupeur de cette violence et montrer mon attachement à la liberté d’expression.

Charlie Hebdo était un journal avec beaucoup d’humour, d’impertinence envers tous mais rien ne justifie la mort d’hommes.

De beaux textes de Jacques Attali, Gwenaëlle Aubry, Beaumarchais, Voltaire… à lire.

Voici le texte que j’ai publié sur mon blog le 7 janvier au soir.

Je compte lire « La BD est Charlie » recueil de dessins hommage aux victimes des violences de janvier et bien sûr le traité sur la tolérance de Voltaire.

Des citations :

« Mais c’est le souvenir de ce dimanche 11 janvier 2015 que je veux garder. Au-delà des sourires, de la bonhomie, dans le silence impressionnant, dans les applaudissements frappés par des milliers de mains comme des roulements de tambour, je voyais cela : des êtres humains, réels et non virtuels, ensemble et en pleine rue, comme Gavroche retrouvant ses forces en touchant le pavé de Paris, la France de Rabelais, de Molière, de Voltaire, de Diderot, de Hugo, de Sand, de Zola, la France des droits de l’homme défendait son idéal démocratique, sa morale laïque, sa liberté d’expression, la tolérance, l’insolence, l’esprit critique, le courage et l’humour –juif- ou pas !- parce que « rire est le propre de l’homme » et que tous, absolument tous, nous avons besoin d’espoir pour vivre. » (Evelyne Blich-Danu)

« Tel n’est pourtant pas l’enjeu principal, ni le combat que menait l’équipe de Charlie. Que la religion ne fût pas leur tasse de thé, cela se comprenait assez vite. Mais leur adversaire principal était ailleurs : non les religions en général, ni telle ou telle en particulier, mais le fanatisme, quel que soit le Dieu dont il se réclame. » (André Comte-Sponville)

« Ces caricatures ne sont pas dangereuses. Elles sont l’expression d’une rage rieuse, populaire, intentionnellement grossière, des petits contre les grands. Tous les grands. Les dieux, les papes, les rois, les ministres, les riches. Ça ne leur a jamais fait grand mal, ils sont toujours là. » (Charles Dantzig)

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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