L'étrangère de Malika Oufkir

Publié le par musy

Oufkir Grasset Maroc

Oufkir Grasset Maroc

Le livre :

Malika Oufkir est la fille aînée du généfal Oufkir, ayant fait une tentative de coup d’Etat dans les années 70 contre Hassan II, roi du Maroc. Suite à cela, la veuve et les enfants du général (dont Malika) sont condamnés à être emprisonnés au fin fond du désert marocain. Après 20 ans de captivité et plusieurs années de combat, Malika est enfin libre.  Elle raconte tout ceci dans son roman « La prisonnière ».

A présent, Malika est mariée.Son mari et elle ont adopté un enfant nommé Adam. Ce prénom sonne comme une renaissance. A 40 ans passé, Malika est une jeune fille dans un corps de femme. Retrouver la liberté, la société de consommation, l’amour, les désirs, une occupation professionnelle sont des défis. Malika doit tout apprendre. Heureusement Eric, son mari, est là pour l’aider même pour vaincre sa peur d'aller toute seule faire des  courses. Et si on la reconnaissait et l’arrêtait ? Et qu’acheter dans cette profusion de produits, elle qui a survécu de rien en prison ? Malika doit tout simplement réapprendre à vivre…

Autour du livre :

J’avais été très touchée de découvrir son histoire dans "La prisonnière". Je suis contente d’avoir pu lire « l’étrangère » pour savoir ce qu’elle est devenue. J’ai été fascinée par le courage de cette femme qui a une telle puissance de vie.

J’aime beaucoup lire des témoignages. J’ai beaucoup admiré ces femmes courage : Simone Weil dans Une vie, Betty Mahmoody dans Jamais sans ma fille et Denise Chong dans La fille de la photo.

Malika Oufkir est marocaine, née en 1953 et vit désormais entre le Maroc et les Etats-Unis.

Des citations :

« (…) je suis une enfant, un nouveau-né dans un corps d’adulte. »

« Longtemps, j’ai inventé des personnages et des histoires. J’ai tenu ma famille en haleine avec un récit à tiroirs, un récit qui  a duré le temps de notre réclusion, qui a vécu, évolué, vieilli avec nous. Shéhérazade en captivité, pendant onze années, nuit après nuit, j’inventais une histoire qui se déroulait dans la Russie du XIXe siècle. »

(A propos de son ami Albert, SDF) « Qu’ils mangent, qu’ils boivent, qu’ils fument ou qu’ils se droguent, Albert et ses semblables vivent en marge de l’univers des hommes, rejetés sur les trottoirs comme des sacs d’ordures, avec pour seul but de survivre. J’ai connu cela, moi aussi, cet acharnement à survivre jusqu’au lendemain, sans vraiment savoir pourquoi. L’instinct de conservation, l’espoir, la force de l’habitude, j’ignore ce qui pousse les désespérés à exister jusqu’à la lie. »

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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Sandy 09/04/2015 21:45

Réapprendre à vivre à du être très difficile surtout le sentiment de peur omniprésent.tu pourras me le prêter ?

Musy 09/04/2015 22:45

Je l'ai pris à la bibli, désolée