Nous sommes Charlie de 60 écrivains

Publié le par musy

Charlie écrivains Livre de poche

Charlie écrivains Livre de poche

Le livre :

Le 7 janvier 2015, les frères Kouachi assassinent les dessinateurs, journalistes, correcteur, psychanalyste, agent de sécurité, agent d’entretien de Charlie Hebdo et en blessent d'autres. Quelque jours après,  Amedy Coulibaly assassine une policière, prend en otage des clients de l’Hyper Casher de Vincennes et en assassine certains. En France, cette flambée de violence crée la stupeur. Le 11 janvier, des milliers de français se rassemblent et marchent dans les rues de Paris pour affirmer leur choc, leur tristesse, leur soutien aux familles des victimes, et leur attachement à la liberté d’expression.

 60 écrivains ont écrit dans ce recueil de textes sur cet événement…

Autour du livre :

Comme d’autres français, j’ai été sous le choc d’apprendre l’assassinat des dessinateurs : Cabu, Charb, Wolinski, Tignous, Honoré, de la psychanalyste Elsa Cayat, du correcteur Mustapha Ourrad, de l’économiste Bernard Maris, du journaliste Michel Renaud, de l’agent d’entretien Frédéric Boisseau, de l’agent de sécurité Franck Brinsolaro, du policier Ahmed Merabet, de la policière Clarissa Jean-Philippe, des clients de l’Hyper Casher.

Je ne lisais par Charlie Hebdo, ne connaissant pas trop ce titre de presse.

J’ai souhaité marcher le 11 janvier avec tant de français car je voulais moi aussi partager ma stupeur de cette violence et montrer mon attachement à la liberté d’expression.

Charlie Hebdo était un journal avec beaucoup d’humour, d’impertinence envers tous mais rien ne justifie la mort d’hommes.

De beaux textes de Jacques Attali, Gwenaëlle Aubry, Beaumarchais, Voltaire… à lire.

Voici le texte que j’ai publié sur mon blog le 7 janvier au soir.

Je compte lire « La BD est Charlie » recueil de dessins hommage aux victimes des violences de janvier et bien sûr le traité sur la tolérance de Voltaire.

Des citations :

« Mais c’est le souvenir de ce dimanche 11 janvier 2015 que je veux garder. Au-delà des sourires, de la bonhomie, dans le silence impressionnant, dans les applaudissements frappés par des milliers de mains comme des roulements de tambour, je voyais cela : des êtres humains, réels et non virtuels, ensemble et en pleine rue, comme Gavroche retrouvant ses forces en touchant le pavé de Paris, la France de Rabelais, de Molière, de Voltaire, de Diderot, de Hugo, de Sand, de Zola, la France des droits de l’homme défendait son idéal démocratique, sa morale laïque, sa liberté d’expression, la tolérance, l’insolence, l’esprit critique, le courage et l’humour –juif- ou pas !- parce que « rire est le propre de l’homme » et que tous, absolument tous, nous avons besoin d’espoir pour vivre. » (Evelyne Blich-Danu)

« Tel n’est pourtant pas l’enjeu principal, ni le combat que menait l’équipe de Charlie. Que la religion ne fût pas leur tasse de thé, cela se comprenait assez vite. Mais leur adversaire principal était ailleurs : non les religions en général, ni telle ou telle en particulier, mais le fanatisme, quel que soit le Dieu dont il se réclame. » (André Comte-Sponville)

« Ces caricatures ne sont pas dangereuses. Elles sont l’expression d’une rage rieuse, populaire, intentionnellement grossière, des petits contre les grands. Tous les grands. Les dieux, les papes, les rois, les ministres, les riches. Ça ne leur a jamais fait grand mal, ils sont toujours là. » (Charles Dantzig)

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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