La dernière nuit du Raïs de Yasmina Khadra

Publié le par musy

Khadra Khadafi Julliard

Khadra Khadafi Julliard

Le livre :

Mouammar Kadhafi est le raïs, le leader dictateur de la Libye. Parti de rien, appartenant au peuple des bédouins, il se cherche un père, une mission et un destin. Mais autour de lui violence, chaos, mort règnent en maître…

Autour du livre :

"Raïs" est un mot arabe qui signifie "chef".

J’ai toujours aimé les livres de Yasmina Khadra, sorte de documentaires sur les conflits d’aujourd’hui : la guerre américaine en Irak (les sirènes de Bagdad), l’arrivée des talibans en Iran (les hirondelles de Kaboul), les attentats suicides en Israël (les attentats), les pirates somaliens (l’équation africaine)…

Cet auteur a un style magnifique au service de sa narration qui invite le lecteur à se poser des questions sur le monde qui l’entoure.

Khadra ose la narration à la première personne, se mettant dans la peau du dictateur libyen donnant plus de force à son récit.

Ce dernier roman sur le dictateur de Libye est magnifique. On sent Khadra fasciné par cet homme, à la fois pour son origine modeste d’homme du désert et son parcours politique mais aussi complètement mégalo, violent et sanguinaire. Un homme hors du commun qui a laissé sa marque dans l’histoire de la Libye…

Yasmina Khadra (pseudo de l'écrivain Mohammed Moulessehoul) est un écrivain algérien né en 1955.

Des citations :

« Je suis Mouammar Kadhafi, la mythologie faite homme. S’il y a moins d’étoiles ce soir dans le ciel de Syrte et que ma lune paraît aussi mince qu’une rognure d’ongle, c’est pour que je demeure la seule constellation qui compte. »

« Je suis le vigile implacable ; la louve protégeant ses petits, les crocs plus grands que la gueule ; le tigre indomptable et jaloux qui urine sur les conventions internationales pour marquer son territoire. Je ne sais pas courber l’échine ou regarder par terre lorsqu’on me prend de haut. Je marche le nez en l’air, ma pleine lune en guise d’auréole, et je foule aux pieds les maitres du monde et leurs vassaux. »

« Lorsqu’il m’arrivait de songer à la mort, je me voyais m’éteindre sur mon lit de patriarche, entouré de ma famille et de mes plus fidèles sujets. J’imaginairs mon corps exposé au palais présidentiel orné de couronnes et d’étendards, des souverains et des officiels venus des quatre coins de la planète observer de longues minutes de silence devant ma dépouille fleurie, mon cercueil sur un char drapé d’oriflammes défiler sur les boulevards de Tripoli suivi par des millions de personnes inconsolables. »

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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