Paris Syndrome de Tahir Shah

Publié le par musy

Paris tourisme japonais Shah De Fallois

Paris tourisme japonais Shah De Fallois

Le livre :

Miki, japonaise, rêve d’aller à Paris, bercée par les récits enchanteurs que lui en a fait son grand-père Ojiichan. Elle travaille chez Angel Flower Beauty, une entreprise de cosmétiques à Tokyo. Bientôt une opération marketing est mise en place : des clientes et la meilleure vendeuse de la société pourront gagner un voyage de rêve à Paris. Miki commence à rêver…

Autour du livre :

Faisant un présentoir thématique sur le thème de Paris à la bibliothèque où je bosse, j’ai été attirée par ce titre aiguisant ma curiosité : quel est le « Paris Syndrome » qui semble toucher de nombreux touristes japonais rêvant de Paris ?

Un roman loufoque et sociologique amusant qui nous permet de voir Paris par les yeux des étrangers qui découvrent pour la première fois la capitale de la France, tant rêvée. Ce roman nous fait nous poser cette question : et si nous rêvons d’une autre ville à l’étranger, allons-nous subir ce traumatisme psychologique du touriste ?

Un livre à lire en écho à « God save la France » de Stephen Clarke qui fait part de son étonnement d’anglais sur les particularités des modes de vie des français.

Une découverte de l’écrivain Tahir Shah.

Tahir Shah est un auteur anglo-afghan indien né en 1966 à Londres.

Les Citations :

« - Et pourquoi voulez-vous aller à Paris ?

Parce que Paris est la plus belle ville du monde, répondit Miki en reniflant. Les femmes ressemblent toutes à des mannequins de magazine de mode, et les rues sont pleines de fleurs et de musique douce.

  • De musique ? répéta le président en fronçant les sourcils.
  • Oui, il y a des haut-parleurs cachés partout. Vous ne pouvez pas les voir, mais vous pouvez entendre la musique. »
  • Et quelle musique jouent ces haut-parleurs ? 
  • (…)
  • « Du Bach, dit-elle très doucement. Je crois que c’est de la musique de Bach."

« Obsédés par la capitale française, ils se trouvaient incapables d’affronter la barrière linguistique, le rythme éreintant des visites, la beauté, la saleté, la nourriture trop riche, le vin trop fort, la grossièreté des garçons de café, et l’impression que Paris ne ressemblait pas du tout à ce qu’ils avaient imaginé. »

Marjolaine

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