Le dernier chômeur de D.J.F Audebert

Publié le par musy

Audebert chômeur Albin Michel

Audebert chômeur Albin Michel

Livre :

Le président Verley est jeune, dynamique, ambitieux : il veut résoudre une fois pour toute le problème du chômage. Il a une technique infaillible. Il s’apprête à annoncer son succès au prochain sommet de l’Europe quand on lui signale qu’il reste encore un chômeur en France, le dernier chômeur… Celui-ci n’a aucune envie de retrouver du boulot…

A propos du livre :

Le titre « le dernier chômeur » m’a attirée car il aborde sous l’angle comique, un vrai fléau en France, que veulent éradiquer tous les présidents français (sans succès pour le moment).

Actuellement je travaille en bibliothèque dans un boulot fait pour moi : travailler au service des gens dans le domaine du livre. Je suis titulaire donc je n’ai plus le souci du chômage pour m’angoisser professionnellement.

Cela n’a pas toujours été le cas. J’ai bossé dans le privé, connu de la souffrance au travail, un licenciement collectif et plusieurs périodes de chômage dont la plus longue a duré plus de 6 mois. Je connais le combat pour se faire indemniser à Pôle Emploi, les envois massifs de CV, lettres de motivation (des centaines…), des rares entretiens, l’espoir, les refus, les doutes et remises en questions…

Ce « dernier chômeur » est un livre agréable plein d’humour et de fantaisie. Le président Verley fait penser au jeune président Macron par son dynamisme… Les solutions pour éradiquer le chômage sont assez fantaisistes. Le refus du dernier chômeur, Meurchaud, de rentrer dans le rang, de travailler, est assez cocasse.

Une bonne découverte du travail d’un auteur Audebert.

Un livre à lire quand on est au chômage (ou pas) pour se détendre.

Une forte pensée pour mes amis qui connaissent le chômage actuellement.

Une vidéo « la maison des fous » d’ Asterix et Obélix qui peut rappeler certaines situations vécues à Pôle Emploi.

Citations :

« Une chose était sûre, en épousant la fonction présidentielle, il ne risquait pas d’être tenté de confondre son argent avec celui de la République. Au fond il ne désirait qu’une chose : appliquer à son pays des méthodes de management qui avaient fait leurs preuves dans son entreprise. Lui connaissait le terrain, pas celui de la théorie mais celui de la pratique. »

« Le chômage devait être dédramatisé par rapport au travail. « Un de perdu, dix de retrouvés », était sa nouvelle maxime. Il fallait du fun. Ce n’était finalement pas si grave de perdre son emploi si on en retrouvait un le lendemain. Etre au chômage n’était pas une maladie, et les agences pour l’emploi ne devaient plus être des hôpitaux où l’on avait l’impression de voir des files de sujets en fin de vie faire la queue au guichet. Verley voulait rendre ludique la recherche d’un emploi. Il avait fait mettre au point une application simple et facile à utiliser par n’importe qui : « la Work Face », qui agissait comme le Tinder de l’emploi. »

« Côté divertissement, une émission de téléréalité battait désormais tous les records. Elle présentait chaque mois dix chômeurs, filmés jusque dans leur intimité, qui étaient ensuite soumis au vote des téléspectateurs qui devaient s’exprimer pour indiquer dans quel domaine d’activité ils les verraient le mieux évoluer, au vu de leur personnalité et de ce qu’ils exprimaient à l’écran. »

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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