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Livres lus en août 2016

Publié le par musy

bilan lectures

bilan lectures

Romans  adultes :

Zazous de De Cortanze *

L’ange de Whitechapel de Donnelly #

Les petits soleils de chaque jour de Khayat

Le fils de Meyer #

Le grand marin de Poulain (1er roman 2016)

Les lettres de Rose de Sabard (1er roman 2016)

Le complexe d’Eden Bellwether de Wood

Polars adultes :

La lune était noire  de Connelly

Rural noir de Minville

BD adultes :

Planches de sang (Art du crime T.1) de Berlion

Pyjama party (Filles T.1) de Christopher

Papier peint (Filles T.2) de Christopher

Action ou vérité (Filles T.3) de Christopher

Telle mère telle fille (Filles T.4) de Christopher

Au nom du père (Filles T.5) de Christopher

Bain de minuit (Filles T.6) de Christopher

Nuits blanches (Filles T.7) de Christopher

La légèreté de Meurisse

La fiancée de Lucky Luke (Lucky Luke T.24) de Morris

Je n’oublie rien (Thorgal, Kiss de Valnor T.1) de Sente

La chèvre sans cornes (Holly Ann T.1) de Toussaint

Le doute est partout de Voutch

Amerika Bomber (Dent d’ours T.4) de Yan

Un tout petit bout d’elles de Zidrou

Manga adultes

Le maître des livres T.8 de Shinohara #

Romans jeunesse :

Anne et la maison aux pignons verts de Montgomery

Les trop petits cochons d’Oster

Crumble de Rosen

Danse avec les choux de Sautier

Albums jeunesse

Cet été-là d’Alméras

Les 2 grenouilles à grande bouche de Delye

Jean-Michel et le père noël au bout du rouleau de Le Huche

Le mouton botté et le loup affamé de Matter

Le meilleur ami des livres de Yates

Sophie et sa courge de Zietlow

BD jeunesse :

Le zoo pétrifié (Les carnets de Cerise T.1) de Chamblain

Premières répressions (Les enfants de la résistance T.1)  de Dugomier                         

Feu et Lumière (Amulet T.7) de Kibuishi

Marjolaine

Publié dans Actu

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L'ange de Whitechapel de Donnelly

Publié le par musy

Whitechapel Donnelly Pocket

Whitechapel Donnelly Pocket

Le livre :

India est une jeune médecin. Sitôt diplômée, elle veut s’occuper des pauvres de Whitechapel, quartier populaire de Londres, dans lequel sévissent misère, prostitution, alcool et violence. Un jour, elle fait la rencontre de Sid Malone, gangster recherché par toutes les polices de la ville…

Autour du livre :

J’ai récupéré ce livre donné par Côme et Mathilde, mon frère et ma belle-sœur (merci !)

J’ai adoré ce roman feuilleton qui nous fait plonger dans les bas-fonds de l’Angleterre du début du XXème siècle. Etre une femme médecin est courageux et pas toujours bien vu dans un monde où les aristocrates comme India se doivent plutôt de fonder une famille et d’assurer le soin de la maisonnée au quotidien. On apprend beaucoup sur les moyens médicaux de ce début de siècle, des combats comme la contraception féminine, la stérilisation des instruments de soins, l’hygiène etc

Un roman populaire à lire en écho aux « Mystères de Paris » d’Eugène Sue, auteur feuilletoniste du XIXème siècle (que j'adore), qui comme  Victor Hugo (que j'adore aussi) dans « Les misérables » avait à cœur de faire découvrir les histoires du peuple, des petites gens et de leurs souffrances du quotidien.

Jennifer Donnelly est une écrivain américaine née en 1963.

Les citations :

« India n’avala plus une bouchée de la journée. Elle travailla très tard, jusqu’à l’épuisement. Elle reçut des enfants qui toussaient, une femme à qui son mari docker avait coupé un doigt au cours d’une dispute, des lingères qui souffraient du dos, des malades du scorbut, une prostituée syphilitique, un garçon blessé par un bull-terrier, plusieurs autres atteints de dysenterie, deux petits brûlés  dans la cuisine familiale, un bébé tuberculeux, un gamin qui avait avalé une pièce de six pence que la mère tenait à récupérer… »

« Elle avait envie de pleurer, malheureuse pour la jeune mère qui chantait pour sauver son enfant, pour Maggie Harris et sa famille nombreuse, pour Ed Archer et son fils attardé. Pour tous les gens qu’elle avait rencontrés ce soir et les milliers d’autres qu’elle ne connaissait pas. Elle se désolait pour eux et pour la perte des certitudes qui, quelques-heures plus tôt, la réconfortaient. Un bon médecin, avait-elle pensé, pourrait redonner la santé aux pauvres de Londres à condition de leur faire manger une nourriture équilibrée. Ce qu’elle avait vu était désespérant. »

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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Zazous de Gérard de Cortanze

Publié le par musy

zazous cortanze 2e guerre mondiale

zazous cortanze 2e guerre mondiale

Le livre :

Josette, Pierre, Jean, Sarah, Charlie, Marie, Lucienne se retrouvent au Café Eva chaque jour pour parler de la pluie et du beau temps, boire un café, flirter, évoquer le jazz, leur passion pour le swing. Au cœur du Paris des années 1940, les zazous rêvent de liberté, d’avenir et de légèreté. Leur jeunesse insouciante est leur combat dans ce Paris occupé par les allemands, où le couvre-feu, les exécutions d’otages, les restrictions alimentaires et des libertés font partie de leur quotidien. Mais peut-on se permettre de flâner et danser en ce temps de guerre ?

Autour du livre :

J’ai été attirée par cette photo de couverture d’André Zucca qui mêle insouciance et gravité.

J’ai beaucoup aimé ce roman de Gérard de Cortanze qui nous fait aimer ses « zazous », cette jeunesse insouciante et effrontée qui a vraiment existé pendant la seconde guerre mondiale. Il nous fait revivre ces années de guerre, la progression du conflit, la vie quotidienne des français et plus particulièrement des parisiens pendant cette époque.

Les zazous m’ont fait penser à un groupe d’amis que j’ai depuis la fac, les « mezzos », groupe né de répétitions de chorale et avec qui nous avons chanté, refait le monde au bar, ri, pleuré, voyagé, été aux mariages des uns, vu la naissance des enfants des mezzos, bref, tant partagé et que nous continuons à faire plus de 10 ans après !

Un roman qui fait écho à la volonté de continuer à vivre, aimer, se promener, aller boire un café en terrasse avec des amis, aller au concert alors que des terroristes ont attaqué ces symboles de liberté lors des attentats aux terrasses de café parisiens, au concert du Bataclan, au match de foot du Stade de France en novembre 2015 et sur la promenade des anglais, à Nice, en juillet 2016.

Et si vivre en toute liberté sans céder à la peur était une façon parmi d'autres de résister ?

Une belle découverte de la belle plume de Gérard de Cortanze que je ne connaissais pas.

Gérard de Cortanze est un écrivain français né en 1948.

Ecoutez la chanson « Swing Troubadour » de Trenet que nos zazous aimaient.

Les citations :

« Un vrai mouvement est en train d’éclore dans une partie de la jeunesse de France. Tous ces fans de jazz, qui ont le swing dans le sang, sont bien plus que des hurluberlus aux tenues excentriques, bien plus que des jeunes égarés que les hérauts de la collaboration surnomment par dérision « les petits swings ». On dit même que des mouvements semblables ont fait leur apparition en Belgique, en Hollande, et même en Allemagne. »

« Que faut-il faire dans cette France d’aujourd’hui quand on a entre treize et vingt et un ans, c’est-à-dire qu’on fait partie, selon la nouvelle catégorie mise en place par l’Etat Français, des J3 ? Faut-il tout abandonner de sa jeunesse, de sa frivolité, voire de son immaturité ? Faut-il ne plus aller à ces faux cours de danse, lesquels, une fois porte close et rideaux baissés se transforment en bal ou en boîte de nuit ? Faut-il ne plus aller ni au cinéma, ni au théâtre, ni à la piscine Molitor, si grande, si propre, si splendide mais bourrée de nageurs boches ? »

« Face à tout ce sang, est-il nécessaire de poursuivre les actions zazoues qui pourraient paraître dérisoires ? C’est une question récurrente. La réponse est « oui ». Il faut les poursuivre. Chacun se bat avec ses armes. Celles des zazous : la dérision, la provocation, le grain de sable qui grippe la machine. D’ailleurs, la consigne lancée de Londres par la BBC va dans ce sens : elle ordonne de cesser les attentats individuels contre les militaires allemands. La contradiction n’a jamais été aussi grande entre ceux qui veulent agir par les armes et ceux qui préfèrent le travail de sape, le lent travail de la mer qui ronge une falaise, de l’eau qui fait s’écrouler les rives du fleuve. Et s’amuser, se couvrir de vêtements voyants, écouter une musique haïe par les Boches et les collaborateurs, c’est leur montrer que la vie continue, qu’on ne veut pas mourir. »

Marjolaine

 

Publié dans Conseils de lecture

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