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Livres lus en juin 2016

Publié le par musy

bilan juin

bilan juin

Romans  adultes :

La petite boulangerie du bout du monde de Colgan #

Ils vécurent heureux, eurent beaucoup d’enfants et puis… de Cunningham

L’arbre qui donna le bois dont on fit Pinocchio de Gourio *

Mentir n’est pas trahir de Huth

Elvis Cadillac de Monfils

Tout va très bien Madame la Comtesse de Muzzopappa *

Apaise le temps de Quint

Un doux pardon de Spielman

Nos adorables belles-filles de Valognes

Biographie adultes :

Comédie française de Luchini

BD adultes :

Le dernier des sioux (Ulysse Wincoop T.1) de Bachelier

Yessica voyance de Bauthian

Nouvelles Orléans (Pirates de Barataria T.1) de Bourgne

Carthagène (Pirates de Barataria T.2) de Bourgne

Les terres rares (Bob Morane Renaissance T.1) de Brunschwig

Dilemma de Clarke

Love story à l’iranienne de Deuxard

L’homme qui hurla « Merde ! » à Waterloo  (Homme de l’année T.3) de Latour

Nous ne dirons rien de leurs femelles (Communardes T.3) de Lupano

Le sculpteur de McCloud

Anent, nouvelles des indiens Jivaros de Pignocchi

Romans jeunesse :

La chose de Fontanel

La mémoire de l’eau de Gandolfi

Le petit Nicolas et ses voisins de Goscinny

Le ciel nous appartient de Rundell *

L’opossum qui avait l’air triste de Tashlin

Albums jeunesse

C’est juste Stanley d’Ager

Mon ami crocodile de Bernard

Y’a un louuuuhouu ! de Bouchard

Rebelle au bois dormant de Clément

Tchà chez le coiffeur de Dalrymple

Un mammouth dans le frigo d’Escoffier

Rhino vole d’Higgins

Le chien-chien à sa mémère de Lestrade

La petite princesse nulle de Nadja

Boucle d’ours de Servant

C'est un livre de Smith

Bruno : quelques jours de ma vie très intéressante de Valckx

C’est pas grave de Van Zeveren

Le yéti aux petits pieds de Zimmermann

BD jeunesse

 L’agent tous risques (L’agent 2012 T.29) de Cauvin

Le gardien de la pierre (Amulet T.1) de Kibuishi

La malédiction du gardien de la pierre (Amulet T.2) de Kibuishi

Le chercheur de nuages (Amulet T.3) de Kibuishi

Le dernier conseil (Amulet T.4) de Kibuishi

Le prince des elfes (Amulet T.5)  de kibuishi

 (L’* indique une critique de lecture présente sur mon blog)

(# indique que je possède ce livre et que je peux vous le prêter)

 

Marjolaine

PS : merci à Solveig pour son magnifique mug pastèque !

Publié dans Actu

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Le ciel nous appartient de Katherine Rundell

Publié le par musy

violoncelle paris Rundell Les grandes personnes

violoncelle paris Rundell Les grandes personnes

Le livre :

Lorsque le paquebot Queen Mary sombre, un homme sauve de la noyade un étui de violoncelle dans lequel a trouvé refuge un petit bébé. Des années plus tard, la petite Sophie bénéficie de l’éducation fantasque, tendre, musicale et culturelle de son tuteur nommé Charles. Mais ce style de vie hors du commun ne plaît pas aux services sociaux de l’enfance qui veulent placer l’enfant dans un institut qui lui donnera une éducation convenable. L’homme et l’enfant décident de fuir à Paris, sur les traces du constructeur de l’étui de violoncelle qui pourrait donner à Sophie des informations sur sa famille…

Autour du livre :

Je remercie Sara de m’avoir conseillée ce livre à la couverture si attrayante (dessin d’Isabelle Arsenault).

Un livre que j’ai dévoré en quelques heures, passionnée par l’histoire de Sophie, son tuteur et leurs aventures.

J’ai beaucoup aimé l’éducation fantasque que lui donne Charles, pleine de liberté, fantaisie, culture  et tout en tendresse, loin des conventions habituelles de l’éducation classique qu’aurait eu Sophie en orphelinat.

La passion de Sophie pour son violoncelle, qu’elle aime jouer sur le toit de chez eux, me plaît car le violoncelle est un instrument délicat, peu facile à apprivoiser. Une de mes sœurs l'a pratiqué. De plus, il me rappelle le très beau morceau de musique « le cygne » de Camille St Saens qui valorise cet instrument dont il révèle toute la sensibilité dans une courte évocation de la fragilité du cygne dans son « Carnaval des animaux ».

L’amitié de Sophie pour les gamins de Paris, qui vivent entre ciel et terre et à qui « le ciel appartient » (donnant ainsi au roman son titre), me rappelle un personnage comme celui de  Gavroche, l’archétype du gamin des rues, dans mon roman préféré « Les misérables » de Victor Hugo. Le petit Matteo qui lui donne ainsi une leçon de liberté est très attachant.

J’avais déjà lu « L’infortune de Kitty Grey » de Mary Hooper de la même maison d’édition « Les Grandes personnes » que j’avais beaucoup aimé. J’ai envie de continuer à découvrir cette maison d’édition prometteuse.

Je vous conseille de lire « Les misérables » de Victor Hugo pour mieux découvrir l’histoire de Gavroche, l’éternel gamin de Paris.

Katherine Rundell est une auteur anglaise née en 1987.

Les citations :

« On trouva l’enfant soigneusement enveloppé dans la partition d’une symphonie de Beethoven. Il avait dérivé  à plus d’un kilomètre du paquebot, et fut le dernier à être secouru. L’homme qui le recueillit dans un canot de sauvetage était lui aussi l’un des passagers, et un érudit. Tout érudit se devant d’être un fin observateur, l’homme remarqua qu’il avait affaire à une fille. Elle avait des cheveux de la couleur des éclairs, et un sourire timide. »

« Le violoncelle qu’ils choisirent était petit, mais malgré tout trop volumineux pour qu’elle puisse en jouer dans sa chambre. Charles débloqua donc la lucarne du grenier, et les jours où il ne pleuvait pas, Sophie pouvait grimper sur le toit et jouer de son instrument, au milieu des feuilles mortes et des pigeons. »

Marjolaine

Publié dans Livres jeunesse

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L'arbe qui donna le bois dont on fit Pinocchio de Gourio

Publié le par musy

Gourio Pinocchio Julliard

Gourio Pinocchio Julliard

Le livre :

Le père de Giacomo est menuisier. Il fabrique des jouets en bois mais l’entreprise se porte mal… Son fils Giacomo part pour le village de Collodi, en Toscane, chercher le bois dont Gepetto fit le pantin Pinocchio. Ainsi, ils pourraient créer des pinocchios en série et sauver l’entreprise en faillite. Reste à trouver le fameux arbre d’où fut issu le pantin malicieux…

Autour du livre :

Suite à une émission de la Grande Librairie, présentant ce livre, j’ai eu envie de le lire. J’ai sauté dessus quand il est arrivé à la bibliothèque !

Mi conte-mi roman, cette histoire pleine de poésie, de douceur et de malice m’a enchantée ! Ce récit épistolaire, au cours duquel Giacomo raconte à ses parents son avancée dans la quête du bois magique, m’a beaucoup plu. J’avais bien aimé la narration sous forme de récit épistolaire des Liaisons dangereuses de Laclos (récit à l’ambiance beaucoup plus manipulatrice et moins magique !)

Gourio fait un éloge des artisans et en particuliers de ceux qui font des jouets en bois à l’ancienne, qui n’existent plus guère, concurrencés par les jouets en plastique ou électroniques faits à l’autre bout du monde. Le père de Giacomo fait des jouets en bois, à Moirans, dans le Jura. Cette activité existe toujours (en lien avec des produits fabriqués en Italie) !

La tendresse de Giacomo pour ses parents et pour son père qui est son incarnation familiale de Gepetto est touchante. On a envie de croire à ce conte pour sa magie d’un instant.

Le parc d’attractions dédié  au Pinocchio de Collodi (pseudonyme du vrai auteur du conte Pinocchio) existe en réalité !

Gourio, (auteur à succès des Brèves de comptoir) ami des journalistes et dessinateurs de Charlie Hebdo, meurtris par les attentats de janvier et de novembre 2015, a choisi de dédier ce récit « A Carlo Collodi. Aux enfants des victimes des attentats de Paris, aux enfants malheureux, aux enfants joyeux, à l’enfance », sans doute pour espérer que le rêve puisse encore de nos jours être possible.

Un récit charmant à découvrir en écho avec la lecture du Pinocchio de Collodi (assez cruel et sombre) et son adaptation enchantée qu’en a fait Walt Disney.

Jean-Marie Gourio est un écrivain français né en 1956.

Les citations :

 (Dans une lettre à sa mère ) « Le rêve est un choix. Papa a choisi Pinocchio. Tu as choisi papa et ses pantins de bois. J’ai choisi de vivre avec vous et l’atelier qui sent le bois et la sciure. La peinture, le vernis. Le silence des jouets la nuit. Galdino m’a demandé si j’étais marié, si j’avais des enfants. Quand le soleil du matin entre dans l’atelier et fait luire nos poupées vernies, on croirait qu’il leur donne vie. 

« Dès ma naissance, j’ai vécu au milieu de ces pantins de bois que papa fabriquait. Je leur ai plus parlé que je n’ai parlé aux gens de chair et d’os. J’ai plus joué avec eux qu’avec les enfants de mon âge. Je leur ai confié mes joies et mes malheurs plus souvent qu’à quiconque. Je les ai plus écoutés que mes professeurs d’école. Je peux dire que j’ai été élevé au milieu des Pinocchio, comme un enfant sauvage grandit au milieu des loups. »

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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