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344 articles avec conseils de lecture

Le cercle de Dave Eggers

Publié le par musy

cercle eggers Gallimard

cercle eggers Gallimard

Livre :

Mae est ravie : elle est embauchée au Cercle, l’entreprise tendance du moment, à la pointe du web. Elle va travailler à l’expérience client. Perfectionniste, Mae veut effectuer sa mission avec application. Bientôt, le Cercle lui demande de plus en plus d’implications dans la vie de la société et dans des missions diverses qui  lui demandent  son entière attention nuit et jours...

A propos du livre :

J’avais très envie de voir le film « Le cercle » qui a été adapté au ciné cet été mais j’ai loupé le coche…

J’ai proposé ce roman à mon club de lectrices pour le mois de novembre mais il n’a pas été retenu (« Winter » de Rick Bass a été retenu).

Je me suis jetée sur ce roman quand je suis arrivée dans la bibli où je travaille depuis octobre (la bibliothèque Amélie) et je l’ai dévoré en quelques jours seulement.

Le style n’est pas ébouriffant mais j’ai été happée par cette histoire qui se passe dans une start-up web. J’ai bossé en start-up web et j’ai pu, comme Mae, au début, être fascinée par le côté moderne, dynamique, branché, convivial et festif.

La curiosité pour le monde de l’information est une soif que j’ai vécu, comme elle, en découvrant mieux les réseaux sociaux. En revanche, j’ai aussi pu observer, pour ma part, le côté artificiel de certains événements festifs en entreprise où tout le monde semble être ami alors que l’on peut être viré quelques temps après, sans justifications sérieuses.

Le mélange côté pro/côté perso où il est de bon ton d’être ami sur Facebook, Twitter avec ses collègues qu’on ne connaît que depuis quelques jours aussi etc La désillusion entre le côté fun de l’entreprise et la réalité parfois très cynique est d’autant plus dure…

J’ai été intéressée que Mae, tout en voulant bien faire, perde peu à peu le sens des réalités. Le lecteur observe ce personnage évoluer dans cette entreprise aux locaux de verre, comme un poisson rouge, pour voir comment elle va s’en sortir. Le lecteur observe le personnage qui observe le monde qui l’entoure qui l’observe à son tour….

Un roman à vous donner le vertige qui évoque le fonctionnement de grandes entreprises de réseaux sociaux connues comme le sont Facebook, Google et Apple. Savoir tout sur tout devient une quête effrénée, peu importent les moyens. Jusqu’où ira-t-on dans cette quête de savoir où les frontières du personnel/public sont sans cesse de plus en plus floues…?

Un roman à lire en écho au roman « 1984 » d’Orwell, qui évoqua Big Brother, « Fahrenheit 451 » où l’on brûle les livres et aux films « the social network » sur Facebook, « Steve Jobs » sur le créateur d’Apple, « Le nouveau stagiaire » sur un retraité qui vient faire un stage dans une start-up …

Dave Eggers est un écrivain américain né en 1970.

La bande annonce du film « The circle » est ici !

Citations :

« Un clic pour toute votre vie en ligne. Les outils du Cercle étaient les meilleurs, et ils étaient disponibles à tous, gratuitement, partout, et vous deviez les utiliser sous votre propre nom, avec votre TruYou transparent. L’époque des fausses identités, des identités volées, des identifiants multiples, des mots de passe complexes et des systèmes de paiement différents d »une fois sur l’autre était révolue. Quand on voulait voir quelque-chose, utiliser quelque-chose, faire un commentaire ou des achats, il suffisait d’appuyer sur une seule touche ; d’utiliser un compte unique. »

« Tu sais ce que je pense, Mae ? J’ai l’impression que tu crois qu’il te suffit de rester à ton bureau, à envoyer des émoticônes toute la journée pour vivre une vie fascinante. Tu commentes les choses, mais en attendant tu ne les fais pas. Tu regardes des photos du Népal, tu cliques sur un smiley, et tu crois que c’est comme si tu y étais allée. Enfin, qu’est-ce qui se passerait si tu allais vraiment là-bas ? »

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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Le cercle de Bernard Minier

Publié le par musy

cercle Minier polar Xo Editions

cercle Minier polar Xo Editions

Livre :

On découvre le corps d’une jeune prof, morte de façon horrible, dans une baignoire. Elle enseignait dans le même lycée où étudie Margot, la fille du commandant Martin Servaz. La rumeur prétend que Julian Hirtmann, le psychopathe (qui s’était échappé de l’hôpital psychiatrique dans le précédent roman « Glacé »)) serait dans la région… Le commandant Servaz et ses équipes commencent l’enquête…

A propos du livre :

Sur les conseils d’une amie, Sara, j’ai lu « Glacé » le premier polar de Bernard Minier et j’ai adoré ! Une enquête trépidante et bien menée au cœur du froid d’une montagne où la mort et les secrets s’enfuissent dans la neige du temps.

J’avais donc très envie de lire ce polar qui reprend l’histoire quelques temps après celle de « Glacé ». J’aime bien le personnage du commandant Martin Servaz, très humain et énergique que l’on retrouve dans chaque polar de Bernard Minier. C’est le cas pour d’autres enquêteurs dans des polars que j’aime : Harry Bosch dans les romans de l'américain Connelly, Kurt Wallander dans ceux du suédois Mankell.

Je trouve amusant de constater que souvent les écrivains de polars créent un personnage de flic séparé (il doit être dur de rester en couple quand on a une vie trépidante d’enquête et dure, à être confronté à la violence, la mort et la noirceur de l’humanité) qui a une fille (sa part de tendresse, d’humanité et sa faiblesse pour ses ennemis). Servaz a une fille Margot (Héros de Minier), Wallander a une fille nommée Linda (héros de Mankell), Harry Bosch a une fille Madeline (Héros de Connelly).

« Le cercle » se passe dans un contexte universitaire. Quelle est la signification de ce titre ? Qu’est-ce que « le cercle » ? Qui en fait partie ? C’est ce que Margot, la fille de Servaz veut savoir et le lecteur aussi! J’ai aimé découvrir la raison de ce Cercle si privé…

Servaz est obsédé par son alter ego démoniaque, Julian Hirtmann, le psychopathe, qui le connaît bien, trop bien, qui lui laisse des messages, qui rôde sans jamais se montrer et qui partage sa passion de la musique pour Gustav Mahler. Il est très malin de la part de Minier d’avoir fait évader Julian Hirtmann de son asile psychiatrique (dans le roman "Glacé"), ainsi la menace persiste dans plusieurs romans…

Vous pouvez écoutez ici  « kindertotenlieder » de Mahler (chants des enfants morts), CD découvert au début du « Cercle » sur le lieu du meurtre.

J’ai donc dévoré ce roman et j’ai hâte de lire les autres. Comme une sucrerie convoitée, j’attends un peu avant de lire «Une putain d’histoire », « N’éteins pas la lumière » et « Nuit ».

J’ai découvert en ligne le site de Bernard Minier qui présente l’auteur, son œuvre, ses personnages et son actualité.

Il est amusant aussi de découvrir les couvertures des romans dans d’autres pays et d’en comprendre le choix esthétique et symbolique.

"Glacé" a été adapté en série TV.

Bernard Minier est un écrivain français né en 1960 à Béziers.

Citations :

« La façon dont celui-ci avait tressailli en reconnaissant la musique ne  lui avait pas échappé. Puis, pour sa plus grande surprise et sa plus grande joie, Martin avait prononcé un nom : « Mahler ».. Hirtmann n’en était pas revenu. Et la joie avait explosé dans son cœur quand il avait compris, en l’écoutant et en l’observant, avec une bouffée d’émotion qu’il avait du mal à dissimuler, qu’il avait devant là son döppelgänger, son âme sœur – un double qu’il aurait choisi le chemin de la lumière et non celui de l’obscurité. Vivre c’est choisir, n’est-ce pas ? Une seule rencontre avait suffi à Hirtmann pour comprendre que Martin lui ressemblait beaucoup plus qu’il ne le croyait. Il aurait aimé le convaincre de leurs affinités électives, mais c’était déjà bien que Martin pensât souvent à lui. Il avait deviné un homme qui, comme lui, détestait la vulgarité des loisirs modernes, la stupidité consumériste des générations actuelles, la pauvreté de leurs centres d’intérêts et de leurs goûts, la platitude de leurs idées, leurs comportements moutonniers et leur incurable philistinime. Un homme seul, aussi. Oh oui, ils se comprenaient, tous les deux. Même si Martin avait sans doute du mal à l’admettre. Ils étaient aussi proches que pourraient l’être deux vrais jumeaux séparés à la naissance. »

Marjolaine

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Le dernier chômeur de D.J.F Audebert

Publié le par musy

Audebert chômeur Albin Michel

Audebert chômeur Albin Michel

Livre :

Le président Verley est jeune, dynamique, ambitieux : il veut résoudre une fois pour toute le problème du chômage. Il a une technique infaillible. Il s’apprête à annoncer son succès au prochain sommet de l’Europe quand on lui signale qu’il reste encore un chômeur en France, le dernier chômeur… Celui-ci n’a aucune envie de retrouver du boulot…

A propos du livre :

Le titre « le dernier chômeur » m’a attirée car il aborde sous l’angle comique, un vrai fléau en France, que veulent éradiquer tous les présidents français (sans succès pour le moment).

Actuellement je travaille en bibliothèque dans un boulot fait pour moi : travailler au service des gens dans le domaine du livre. Je suis titulaire donc je n’ai plus le souci du chômage pour m’angoisser professionnellement.

Cela n’a pas toujours été le cas. J’ai bossé dans le privé, connu de la souffrance au travail, un licenciement collectif et plusieurs périodes de chômage dont la plus longue a duré plus de 6 mois. Je connais le combat pour se faire indemniser à Pôle Emploi, les envois massifs de CV, lettres de motivation (des centaines…), des rares entretiens, l’espoir, les refus, les doutes et remises en questions…

Ce « dernier chômeur » est un livre agréable plein d’humour et de fantaisie. Le président Verley fait penser au jeune président Macron par son dynamisme… Les solutions pour éradiquer le chômage sont assez fantaisistes. Le refus du dernier chômeur, Meurchaud, de rentrer dans le rang, de travailler, est assez cocasse.

Une bonne découverte du travail d’un auteur Audebert.

Un livre à lire quand on est au chômage (ou pas) pour se détendre.

Une forte pensée pour mes amis qui connaissent le chômage actuellement.

Une vidéo « la maison des fous » d’ Asterix et Obélix qui peut rappeler certaines situations vécues à Pôle Emploi.

Citations :

« Une chose était sûre, en épousant la fonction présidentielle, il ne risquait pas d’être tenté de confondre son argent avec celui de la République. Au fond il ne désirait qu’une chose : appliquer à son pays des méthodes de management qui avaient fait leurs preuves dans son entreprise. Lui connaissait le terrain, pas celui de la théorie mais celui de la pratique. »

« Le chômage devait être dédramatisé par rapport au travail. « Un de perdu, dix de retrouvés », était sa nouvelle maxime. Il fallait du fun. Ce n’était finalement pas si grave de perdre son emploi si on en retrouvait un le lendemain. Etre au chômage n’était pas une maladie, et les agences pour l’emploi ne devaient plus être des hôpitaux où l’on avait l’impression de voir des files de sujets en fin de vie faire la queue au guichet. Verley voulait rendre ludique la recherche d’un emploi. Il avait fait mettre au point une application simple et facile à utiliser par n’importe qui : « la Work Face », qui agissait comme le Tinder de l’emploi. »

« Côté divertissement, une émission de téléréalité battait désormais tous les records. Elle présentait chaque mois dix chômeurs, filmés jusque dans leur intimité, qui étaient ensuite soumis au vote des téléspectateurs qui devaient s’exprimer pour indiquer dans quel domaine d’activité ils les verraient le mieux évoluer, au vu de leur personnalité et de ce qu’ils exprimaient à l’écran. »

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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