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344 articles avec conseils de lecture

Tout va très bien madame la comtesse ! de Francesco Muzzopappa

Publié le par musy

comtesse humour Muzzopappa

comtesse humour Muzzopappa

Le livre :

La comtesse Maria Vittoria dal Pozzo della Cisterna n'en peut plus : son mari est mort écrasé contre un arbre, son fils Emanuele est un bellâtre crétin comme une bûche qui dilapide l’héritage familial. La comtesse se doit d’agir et vite si elle veut garder son train de vie exceptionnel et boire les cocktails que lui prépare avec minutie, Orlando, son majordome zélé…

Autour du livre :

J’ai eu envie de lire ce livre dont le titre rappelle la chanson « Tout va très bien madame la marquise » de Ray Ventura, qui conte les mésaventures d’une comtesse qui apprend petit à petit  au téléphone par son majordome, l’étendue du désastre qui l’attend à son retour chez elle.

Il est difficile de trouver des livres légers à lire (ou « feel good » comme on le dit souvent) et à conseiller à mon entourage ou aux usagers de la bibliothèque, aussi j’en lis dès que le titre m’inspire  et en défend l’achat lors des réunions d’acquisitions (pour choisir les nouveautés à acheter ) à la bibliothèque. Dans la liste des auteurs « feel good », je mets : Legardinier, Safier, Jonasson, Bartelt, Sharpe, Paasilinna, Monfils, Bennett, Puertolas… et maintenant Muzopappa !

J’ai bien aimé découvrir ce roman  plein d’humour de Muzzopappa qui présente des personnages loufoques comme la comtesse, rusée, digne et exubérante, le fils très bête, le petit dealer vulgaire mais soigneux et le super-voleur looser à la fierté unique. Un moment détendant sans prétention. Un style sans folies mais qui se laisse lire. Un livre qui met de bonne humeur !

Francesco Muzzopappa est un écrivain italien né en 1976.

Les citations :

« Mais pour me remplacer, il faudrait un esprit avisé, doué d’un charisme que mon fils, à l’instar des huîtres, est fort loin de posséder. »

« Ce n’est plus un mystère. Beaucoup de parvenus, envieux, décident de s’offrir un titre nobiliaire en l’achetant à bas prix quelque part sur l’Internet. Le plus souvent, ils reçoivent des parchemins contrefaits en Albanie. « Ils veulent être nous », disait mon père, devenu vieux et sur le point de retomber en enfance. Comme si pour nous, il suffisait de se faire expédier un parchemin. De la noblesse, ils n’ont ni les manières ni le savoir-faire ; ils n’en ont pas non plus l’aplomb, ni le détachement caractéristique, indispensables lors de dîners importants. Ils ne savent pas rester à leur place et ne respectent pas les tours de parole. Ils s’imposent et cherchent à dominer la conversation. »

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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L'arbe qui donna le bois dont on fit Pinocchio de Gourio

Publié le par musy

Gourio Pinocchio Julliard

Gourio Pinocchio Julliard

Le livre :

Le père de Giacomo est menuisier. Il fabrique des jouets en bois mais l’entreprise se porte mal… Son fils Giacomo part pour le village de Collodi, en Toscane, chercher le bois dont Gepetto fit le pantin Pinocchio. Ainsi, ils pourraient créer des pinocchios en série et sauver l’entreprise en faillite. Reste à trouver le fameux arbre d’où fut issu le pantin malicieux…

Autour du livre :

Suite à une émission de la Grande Librairie, présentant ce livre, j’ai eu envie de le lire. J’ai sauté dessus quand il est arrivé à la bibliothèque !

Mi conte-mi roman, cette histoire pleine de poésie, de douceur et de malice m’a enchantée ! Ce récit épistolaire, au cours duquel Giacomo raconte à ses parents son avancée dans la quête du bois magique, m’a beaucoup plu. J’avais bien aimé la narration sous forme de récit épistolaire des Liaisons dangereuses de Laclos (récit à l’ambiance beaucoup plus manipulatrice et moins magique !)

Gourio fait un éloge des artisans et en particuliers de ceux qui font des jouets en bois à l’ancienne, qui n’existent plus guère, concurrencés par les jouets en plastique ou électroniques faits à l’autre bout du monde. Le père de Giacomo fait des jouets en bois, à Moirans, dans le Jura. Cette activité existe toujours (en lien avec des produits fabriqués en Italie) !

La tendresse de Giacomo pour ses parents et pour son père qui est son incarnation familiale de Gepetto est touchante. On a envie de croire à ce conte pour sa magie d’un instant.

Le parc d’attractions dédié  au Pinocchio de Collodi (pseudonyme du vrai auteur du conte Pinocchio) existe en réalité !

Gourio, (auteur à succès des Brèves de comptoir) ami des journalistes et dessinateurs de Charlie Hebdo, meurtris par les attentats de janvier et de novembre 2015, a choisi de dédier ce récit « A Carlo Collodi. Aux enfants des victimes des attentats de Paris, aux enfants malheureux, aux enfants joyeux, à l’enfance », sans doute pour espérer que le rêve puisse encore de nos jours être possible.

Un récit charmant à découvrir en écho avec la lecture du Pinocchio de Collodi (assez cruel et sombre) et son adaptation enchantée qu’en a fait Walt Disney.

Jean-Marie Gourio est un écrivain français né en 1956.

Les citations :

 (Dans une lettre à sa mère ) « Le rêve est un choix. Papa a choisi Pinocchio. Tu as choisi papa et ses pantins de bois. J’ai choisi de vivre avec vous et l’atelier qui sent le bois et la sciure. La peinture, le vernis. Le silence des jouets la nuit. Galdino m’a demandé si j’étais marié, si j’avais des enfants. Quand le soleil du matin entre dans l’atelier et fait luire nos poupées vernies, on croirait qu’il leur donne vie. 

« Dès ma naissance, j’ai vécu au milieu de ces pantins de bois que papa fabriquait. Je leur ai plus parlé que je n’ai parlé aux gens de chair et d’os. J’ai plus joué avec eux qu’avec les enfants de mon âge. Je leur ai confié mes joies et mes malheurs plus souvent qu’à quiconque. Je les ai plus écoutés que mes professeurs d’école. Je peux dire que j’ai été élevé au milieu des Pinocchio, comme un enfant sauvage grandit au milieu des loups. »

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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La vie très privée de Mr Sim de Jonathan Coe

Publié le par musy

Coe Sim gallimard

Coe Sim gallimard

Le livre :

Maxwell Sim est un raté. Il décide de répondre à une opportunité professionnelle : il sera VRP en brosses à dents sur les routes. Commence alors un road trip avec ses réflexions, son GPS qu’il surnomme « Emma » et les kilomètres qui défilent…

Autour du livre :

Merci à Caro de m’avoir prêtée ce livre !

J’avais beaucoup aimé « Testament à l’anglaise » et « Bienvenue au club » du même auteur.

Ce livre m’a beaucoup plu. Mr Sim est un loser pas très attachant mais les situations rencontrées, l’humour de l’écrivain font qu’on a du mal à lâcher le livre dont il se dégage une certaine poésie.

L’amour de Maxwell pour son GSP « Emma » est hilarant et donne du sel à ce voyage du personnage en quête de lui-même, de l’amour des autres et de sa propre estime.

J’ai toujours trouvé que les road trip sont intéressants en romans ou en films car ils laissent le personnage réfléchir à sa vie, tout en déambulant et en parcourant des paysages et en renncontrant des situations inattendues.

Ce livre a été adapté au cinéma en décembre 2015 avec Jean-Pierre Bacri dans le rôle de Mr Sim.

Un roman à lire en écho à l’excellent film / livre  « Into the Wild » qui conte l’histoire vraie de Christopher McCandless qui rêvait d’espace et de liberté et  de trouver un nouveau sens à son existence.

Jonathan Coe est un écrivain anglais né en 1961.

Les citations :

« C’était un vrai courriel, envoyé par une vraie personne. J’ai cliqué dessus, et j’ai été submergé par une vague de soulagement et de bonheur en lisant ces mots qui, sur le moment, m’ont paru aussi éloquents, aussi émouvants, aussi empreints de grâce et de sens que des vers de Shakespeare ou de tout autre poète universel.

Salut max serai à watford mercredi. On boit une bière ? bien à toi trev »

« Je suis peut-être farfelu, ll se peut que ma mémoire me joue des tours, mais quand cette exquise brosse à dents est passée de mes mains aux siennes, dans le silence suspendu qui régnait chez Miss Erith, au-dessus de Lichfield, sous le regard bienveillant et souriant du Dr Mumtaz Hameed, j’ai eu le sentiment de participer à une cérémonie religieuse, ou presque – c’est quoi, le mot déjà ? - , quelque chose qu’on pourrait presque dire, ou, c’est ça : sacramentel. »

« Les gays et les lesbiennes ont bien le droit de se marier, de nos jours, pourquoi on pourrait pas épouser son GPS ? Où est le mal ? Je croyais qu’on vivait dans une société d’ouverture, de tolérance, sans exclusion… Allez, qu’est-ce que tu en dis ? Epouse-moi, viens vivre avec moi et sois ma femme. Qu’est-ce que tu me réponds ?

Continuez tout droit sur l’autoroute. »

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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