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341 articles avec conseils de lecture

Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie

Publié le par musy

Adichie Americanah Gallimard

Adichie Americanah Gallimard

Le livre :

Ifemelu est une belle jeune femme Nigériane. Poussée par son rêve américain, elle quitte l’Afrique pour rejoindre les Etats-Unis. Elle laisse son passé et Obinze, son amoureux de toujours. Mais arrivée à Philadephie, elle réalise le regard de la société américaine sur elle : sa couleur de peau est avant tout son identité. Ifemelu découvre le racisme qui sévit au quotidien dans la société américaine. Elle décide bientôt d’ouvrir un blog pour partager ses idées et sa vision de la société qui l’entoure...

Autour du livre :

Merci à Sandy, de mon club de lectrices, de m’avoir prêtée ce livre.

J’ai beaucoup aimé ce roman d’Adichie, auteur dont j’avais découvert le style puissant dans  « L’autre moitié du soleil », évoquant la déclaration d’indépendance du Biafra du Nigeria.

Un roman au sujet passionnant : le fait de ne pas se sentir intégrée du fait de sa couleur de peau et de ses cheveux  dans un pays qui se dit pays de la liberté et où chacun peut  en théorie réaliser ses rêves...

L’intérêt d’Ifemelu pour la candidature d’Obama à la présidence américaine m’a beaucoup intéressée car j’avais été passionnée par la candidature de cet homme de par la richesse de son parcours personnel et tout le symbole qu’il représente pour les noirs américains. Je vous recommande de lire « Les rêves de mon père : histoire d’un héritage en noir et blanc », biographie faite par Obama lui-même, qui est très intéressante et dont parle Ifemelu dans le roman. Dire que l’esclavage américain puis la ségrégation ne sont pas si loin d’aujourd’hui et que le racisme sévit encore…

Le fait qu’Ifemelu commence un blog pour s’engager dans un combat littéraire et social me touche car je suis persuadée que les blogs sont des plateformes d’expression formidables pour diffuser de la culture, des idées et tisser du lien humain.

On peut d’ailleurs lire des passages du blog d’Ifemelu comme des petits essais sur tel ou tel sujet social.

Un roman très intéressant  à découvrir porté par l’humanité d’Adichie, son humour, sa perspicacité sociale et politique…

Chimamanda Ngozi Adichie est une auteur nigériane née en 1977. Découvrez son portrait rapide fait par l'émission de La Grande Librairie à laquelle elle avait participé en janvier 2015.

Le roman est en cours d'adaptation cinématographique (date de sortie inconnue).

Les citations :

« Mes cheveux épais et naturels feraient leur effet si j’avais un entretien pour être chanteuse dans un orchestre de jazz, mais il faut que j’aie l’air professionnel pour cet entretien, et professionnel signifie avoir les cheveux raides. S’ils devaient être bouclés, il faudrait que ce soit des boucles de Blanche, souples, ou au pire des anglaises, mais jamais des cheveux crépus. »

« Cher Noir non américain, quand tu fais le choix de venir en Amérique, tu deviens noir. Cesse de discuter. Cesse de dire je suis jamaïcain ou je suis ghanéen. L’Amérique s’en fiche. Quelle importance si tu n’es pas « noir » chez toi ? Tu es en Amérique à présent. »

« (…) en Amérique ce sont les Blancs qui ont ce pouvoir. Comment ? Et bien, les Blancs ne sont pas traités comme de la merde par les classes supérieures  afro-américaines, les Blancs ne se voient pas refuser des prêts bancaires ou des hypothèques uniquement parce qu’ils sont blancs, les jurys  noirs n’appliquent pas aux criminels blancs des peines plus lourdes qu’aux criminels noirs pour des crimes identiques, les policiers noirs n’arrêtent pas les Blancs au volant de leur voiture, les entreprises noires ne refusent pas d’engager quelqu’un parce que son nom a une consonance blanche, les enseignants noirs ne disent pas aux écoliers blancs qu’ils ne sont pas assez intelligents pour devenir médecins, les politiciens noirs n’inventent pas des stratagèmes destinés à réduire les possibilités de votes des Blancs en manipulant les règles électorales, les agences de publicité ne disent pas qu’elles ne peuvent pas utiliser des mannequins blanches pour promouvoir des produits de luxe sous prétextent qu’elles ne représentent pas l’image du « chic » aux yeux du « grand public ». "

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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La fille du train de Paula Hawkins

Publié le par musy

Hawkins train Sonatine

Hawkins train Sonatine

Le livre :

Rachel prend tous les jours le train pour aller et revenir du boulot. Elle aime observer le paysage qui défile derrière la vitre. Elle repère une maison en bord de voie et se surprend à imaginer le quotidien du couple qui l’habite et qu’elle a surnommés Jess et Jason. Un jour, elle apprend dans le journal que Jess est portée disparue. Rachel décide de mener l’enquête...

Autour du livre :

J’ai beaucoup entendu parler de ce livre dans les médias.

J’ai beaucoup aimé ce polar qu’on a du mal à lâcher tant le suspense est intense… La narration alterne les voix de femmes : celle de Rachel, le personnage principal, jeune femme en déséquilibre personnel et professionnel, qui trouve bien souvent refuge dans l’alcool et qui tient la narration principale, Anna, la seconde femme de Tom (l’ex-époux de Rachel) qui aime son conjoint, son enfant et qui se méfie d’une ancienne épouse bien encombrante, Megan qui habite dans une petite maison en bordure de la voie de chemin de fer…

La vérité n’est pas toujours où on l’attend et il faut attendre la toute fin du roman pour remettre en place les pièces du puzzle de la vérité.

Un premier roman haletant, de grande puissance, qui continue de nous hanter, une fois refermé. Désormais, vous ne prendrez plus le train comme avant...

Un roman à lire en écho aux « Apparences » de Flynn  (aussi édité aux Editions Sonatine et adapté au cinéma sous le titre "Gone Girl") qui suit l’histoire d’un couple à l’apparence sans histoires…

J’ai bien envie de continuer à découvrir les excellents romans des Editions Sonatine, autour de polars passionnants.

Paula Hawkins est une écrivain britannique née en 1972. « La fille du train" est son premier roman » dont les droits d’adaptations cinématographiques ont été acheté par Steven Spielberg.

Les citations :

« La tête appuyée contre la vitre du train, je regarde défiler ces maisons, comme un travelling au cinéma. J’ai une perspective unique sur elles ; même leurs habitants ne doivent jamais les voir sous cet angle. Deux fois par jour, je bénéficie d’une fenêtre sur d’autres vies, l’espace d’un instant. Il y a quelque chose de réconfortant à observer des inconnus à l’abri, chez eux. »

« Le train s’arrête. Nous sommes presque au niveau de la maison de Jess et Jason, mais je ne peux rien voir, il y a le wagon et la voie ferrée entre nous, et trop de gens qui me bouchent la vue. Je me demande s’ils sont là, s’il sait, s’il est parti, ou s’il vit encore une vie dont il n’a pas encore découvert qu’elle n’est qu’un mensonge. »

 

Marjolaine

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En attendant Bojangles d'Olivier Bourdeaut

Publié le par musy

Bojangles Bourdeaut Finitude

Bojangles Bourdeaut Finitude

Le livre :

Quand ils ont besoin de danser, ils mettent  la musique de « Mr bojangles » de Nina Simone. "Ils", ce sont les parents de l’écrivain qui s’aiment à la folie et vivent dans un monde sans limites, avec fantaisie et liberté. L’enfant participe à cette vie hors norme mais bientôt une poussière se met dans le rouage de leur bonheur familial…

Autour du livre :

J’ai découvert ce livre à la bibliothèque, dans le cadre du suivi de l’opération « Premiers romans ». On parle beaucoup de ce livre actuellement dans les meilleures ventes de livres.

" En attendant Bojangles, paru en chez Finitude, est récompensé du prix France Culture-Télérama 2016, du grand prix RTL-Lire 2016 et du prix Roman France Télévisions 2016." (Wikipedia)

Un livre que j’ai adoré pour son style magnifique, son histoire bouleversante et la magie tendre qui se dégagent de cette famille hors du commun.

Je sens que je vais beaucoup offrir ce livre à mon entourage !

Olivier Bourdeaut est un écrivain français né en 1980. « En attendant Bojangles » est son premier roman.

Un livre à lire en écho à « Harold et Maude » d’Higgins, une histoire d’amour hors du commun, pleine de fantaisie et d’amour de la vie.

Les citations :

« Je n’ai jamais bien compris pourquoi, mais mon père n’appelait jamais ma mère plus de deux jours de suite par le même prénom. Même si certains prénoms la lassaient plus vite que d’autres, ma mère aimait beaucoup cette habitude et, chaque matin dans la cuisine, je la voyais observer mon père, le suivre d’un regard rieur, le nez dans son bol, ou le menton dans les mains, en attendant le verdict. »

« Ma mère vouvoyait également la demoiselle de Numidie, cet oiseau élégant et étonnant qui vivait dans notre appartement, et promenait en ondulant son long cou noir, ses houpettes blanches et ses yeux rouge violent, depuis que mes parents l’avaient ramenée d’un voyage je ne sais où, de leur vie d’avant. Nous l’appelions « Mademoiselle Superfétatoire » car elle ne servait à rien, sauf à crier très fort sans raison, faire des pyramides rondes sur le parquet, ou à venir me réveiller la nuit en tapant à la porte de ma chambre de son bec orange et vert olive. »

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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