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341 articles avec conseils de lecture

Fenêtre sur crime de Linwood Barclay

Publié le par musy

Barclay Fenêtre crime polar J'ai Lu

Barclay Fenêtre crime polar J'ai Lu

Le livre :

Depuis la mort de leur père, Ray habite avec son frère Thomas. Thomas est un peu particulier, il est schizophrène et passe sa vie dans sa chambre devant son ordinateur. Il est persuadé de travailler pour la CIA : il apprend par cœur, avec sa mémoire phénoménale, les plans des villes de toute la planète sur le site Whirl360 en cas d’une attaque terroriste pour pouvoir aider… Un jour Thomas apprend à Ray qu’il a vu une femme se faire tuer en direct sur internet…

Autour du livre :

J’ai adoré ce polar de Linwood Barclay, prêté par ma tante à ma mère.

J’ai découvert cet auteur en lisant son polar « cette nuit-là » : une fille découvre au petit matin que toute sa famille a disparu sauf elle… Pourquoi ?

J’ai aussi aimé « Celle qui en savait trop » : histoire de meurtre et de voyance, « Ne la quitte pas des yeux » : David perd son épouse dans la foule d’un parc d’attraction et ne la revoit plus jamais…, « La fille dans le rétroviseur » : un homme prend en stop une jeune fille sous une pluie battante, la redépose plus loin et le lendemain on n’a plus de nouvelles de cette fille, « Mauvais pas » : un homme vole un sac à main dans un supermarché, pour donner une leçon à sa femme étourdie mais le sac se révèle être celui de quelqu’un d’autre…

Je suis toujours curieuse de découvrir les polars de Linwood Barclay, sorte de Harlan Coben : des polars faciles à lire, à suivre et pas trop gores.

« Fenêtre sur crime » est mon préféré ! En effet, internet fait partie de nos vies et on peut passer beaucoup de temps (moi y compris), comme Thomas, le personnage du roman, à surfer dessus, voir des vidéos, des photos et lire des infos même sur des gens qu’on ne connaît absolument pas, de là à surprendre un crime en ligne… tout est possible.

Whirl360 est une adaptation romanesque des sites Google Maps, où on peut en quelques clics avoir les plans de n’importe quel endroit dans le monde, référencé par Google et Google Street avec ses voitures avec caméras sur le toit, qui filment, prennent en photos des rues du monde entier.

La relation entre Ray et son frère Thomas, handicapé est touchante, oscillant entre affection, énervement et incompréhensions. Le fait que Thomas soit handicapé rend les choses inattendues car Thomas vit un peu dans un autre monde…

Ce polar ferait un très bon film !

Un polar à lire en écho au film « Switch » qui est un thriller autour des sites d’échanges d’appartements entre particuliers, le temps de vacances (d’où le titre « switch » qui veut dire « échanger » en anglais), et au livre « Muraille invisible » de Mankell qui mêle informatique et meurtres… (un des meilleurs de Mankell)

Linwood Barclay est un écrivain canadien né en 1955.

Les citations :

C’est par hasard s’il a tourné dans Orchard Street, par hasard encore s’il a remarqué la fenêtre à ce moment-là. Ça aurait très bien pu arriver en semaine, un mois, voire un an plus tard. Mais il a fallu que ça se passe ce jour-là »

« En cliquant sur une rue en particulier, vous pouviez la voir. La voir vraiment. Comme si vous y étiez, en plein milieu. A chaque clic de souris, vous avanciez de plusieurs mètres. EN maintenant le bouton de la souris enfoncé, vous vous déplaciez sur la gauche ou la droite, ou tourniez sur vous-même pour une vue de 360 degrés. Si quelque chose dans une vitrine ou un restaurant attirait votre attention, vous aviez la possibilité de zoomer dessus. Lire le menu du jour- « Foie aux oignons $5,99 » - si ça vous chantait. »

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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Le lys de Brooklyn de Betty Smith

Publié le par musy

lys brooklyn Smith Belfond

lys brooklyn Smith Belfond

Le livre :

Francie habite Brooklyn avec sa famille. Elle aime lire plus que tout et compte bien lire tous les livres de la bibliothèque du quartier dans l’ordre alphabétique…

Autour du livre :

J’ai été attirée par ce livre, ayant été avec une amie à New-York et ayant habité Brooklyn pendant une semaine. Et puis comment ne pas avoir envie de lire un livre avec un personnage qui adore lire !!!

Les livres qui parlent de livres me plaisent en général : une petite liste d’idées ici !

J’ai beaucoup aimé suivre Francie, de son enfance à sa vie d’adulte tout en voyant une pléiade de personnages évoluer autour d’elle : sa mère, femme courage et travailleuse, son père original mais porté sur la boisson, son frère etc La culture lui permet de s’évader de son quotidien, de se construire, de s’élever dans la société et de se créer un avenir…

On voit aussi tout le quartier populaire de Brooklyn avec une population qui fait de son mieux pour vivre au jour le jour, malgré les soucis de santé, de cœur ou de boulot.

Un livre très attachant qui connut un succès phénoménal depuis sa parution en 1943, oublié en France en 1946 et jamais réédité depuis et tombé un peu dans l’oubli des lecteurs. Le Lys de Brooklyn raconte l’enfance pauvre de l’auteur à Brooklyn.

J’ai hâte de voir le film d’Elia Kazan, adapté de ce livre.

Betty Smith est une auteur américaine (1896-1972)

Un livre à lire en écho à "Matilda" de Roald Dahl, qui conte la vie d'une toute petite fille géniale qui adore lire alors que c'est très mal vu chez elle !

La citation :

« La bibliothèque se trouvait dans un petit bâtiment ancien et sordide ; mais Francie le trouvait magnifique. Ce qu’elle éprouvait pour la bibliothèque ressemblait un peu à ce qu’elle éprouvait à l’église. Elle poussa la porte et entra. Oh ! Qu’elle aimait l’odeur du lieu, mélange de vieilles reliures, de cuir, de colle et de tampons encreurs ! Elle la préférait peut-être à celle de l’encens que l’on brûlait à la grand-messe. »

« Elle croyait que tous les livres de la terre se trouvaient ici réunis et elle avait formé le projet de lire tous les livres. Elle lisait à la cadence d’un volume par jour, en suivant l’ordre alphabétique, et sans sauter les moins intéressants. Elle se rappelait que le premier auteur qu’elle eût jamais lu s’appelait Abbott. Il y avait longtemps déjà qu’elle lisait un livre par jour, et elle n’en était encore que dans les B. Elle avait déjà lu des ouvrages traitant des bêtes et des buffles, de vacances aux îles Bermudes, et d’architecture byzantine. Quel que fût son enthousiasme de néophyte, elle était forcé de convenir que certains B lui avaient paru bien arides ; mais Francie était une vraie lectrice ; elle lisait tout ce qui lui tombait sous la main : des niaiseries, des œuvres classiques, les indicateurs de chemins de fer, les prix courant de l’épicier. Certaines de ces lectures l’avaient littéralement émerveillée ; Louisa Alcott, par exemple. Elle projetait de relire une seconde fois tous les livres, quand elle serait arrivée à la lettre Z. »

Marjolaine

Le lys de Brooklyn de Betty Smith

Publié dans Conseils de lecture

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Marina Bellezza de Silvia Avallone

Publié le par musy

Silvia Avallone Marina Bellezza Liana Levi

Silvia Avallone Marina Bellezza Liana Levi

Le livre :

Marina est belle et a un rêve : devenir la prochaine chanteuse pop d’Italie. Elle court les castings dans l’espoir de devenir une star et de laisser derrière elle sa vie de misère avec une mère fragile et alcoolique et un père absent. Andrea aime depuis toujours Marina mais lui a un autre rêve : reprendre la ferme de son père et se lancer dans l’élevage bovin...

Autour du livre :

J’avais très envie de lire ce livre, ayant découvert la plume de Silvia Avallone par Claire, une amie de mon club des lectrices.

J’ai beaucoup aimé « Marina Bellezza » par la force de ses personnages si humains qu’ils en paraissent réels et pour le style plein de vie de ce texte.

Marina incarne une jeunesse perdue, qui rêve à la gloire et à l’argent facile, aux paillettes et au luxe mais la célébrité rapide se paye durement… Andrea a un rêve plus terrien, fait de travail, d’efforts et de sacrifices. Leurs deux rêves semblent incompatibles pour ces deux être attirés l’un par l’autre, envers et contre tout.

Silvia Avallone dépeint une Italie en crise, avec du chômage, des industries en difficultés, de la misère sociale qu’elle connaît bien puisqu’elle vit là-bas.

Un roman fort à lire en écho à « D’acier », un autre de ses romans adapté au cinéma, présentant le quotidien de deux ados qui rêvent à une autre Italie que la leur.

Regardez une vidéo avec Silvia Avallone à la Grande Librairie !

Silvia Avallone est une écrivain italienne née en 1984 à Biella.

Une jeune auteur à suivre de près !

Les citations :

« Elle s’était préparée. Elle avait répété des dizaines et des dizaines d’interviews toute seule, devant la glace. Tout le monde le savait, maintenant, ce qu’il fallait dire, quelle expression avoir et quels vêtements choisir pour percer à la télé. Mais elle, elle était plus déterminée que les autres. Elle avait des couilles en béton armé, et elle ne permettrait à personne, personne, de lui passer devant. »

« La bibliothèque était composée d’une grande salle garnie de tables en noyer et de chaises de velours vert, où l’air était saturé de bois et de papier, de vieilles reliures, une odeur de silence englouti par les années. C’était un lieu magique et d’une beauté mélancolique, comme tout ce qui l’entourait. Un lieu de recueillement, fréquenté par quelques lecteurs tenaces, avec de vieilles estampes accrochées aux murs. L’une représentait un groupe de femmes penchées avec une grâce muette pour filer la laine, une autre un marcaire à la barbe longue guidant un troupeau de centaines de moutons sur le Bocchetto Sessera. L’après-midi s’éteignait peu à peu derrière les vitres. Il bruinait toujours, la lumière s’était obscurcie et ils étaient là, dans cette bibliothèque perdue au milieu des montagnes, seuls. »

« Parmi les téléspectateurs, cette fille n’avait plus de passé, de famille, d’histoire. Sa famille, ses amis, ceux qui la connaissaient ne voyaient pas Marina mais une autre créature, iréelle et sans mémoire, divine car libre d’exister dans l’instant même où eux n’existaient plus. Et cependant ils survivaient, cloués, enchaînés de l’autre côté, où la réalité est triste et vide, où les chambres sont mal rangées ; les fourneaux à nettoyer et les gens se trainent en savates, les enfants se fourrent le doigt dans le nez, et il y a les factures à payer, la vaisselle sale. De ce côté-ci : du côté sombre et muet du pays. »

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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