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341 articles avec conseils de lecture

Les 4 filles du révérend Latimer de Colleen McCullough

Publié le par musy

McCullough Latimer poche

McCullough Latimer poche

Le livre :

Edda, Grace, Heather et Kitty sont les filles du révérend Latimer et de sa femme Maude. Les filles se plient à la dure discipline de Maude mais le jour où elles décident de postuler comme infirmières à l’hôpital de leur ville, c’est la liberté qui se dessine…

Autour du livre :

J’ai été séduite par la belle photo de couverture venant de l’agence Corbis. C’est Sara, une amie, qui m’a offert ce livre qui me tentait.

J’ai beaucoup aimé ce livre fleuve (537 pages) qui est un brin fleur bleu, un brin désuet, un brin amusant, un brin documentaire et nous pousse à suivre le destin de quatre jeunes filles de bonne famille dans l’Australie des années folles.

La profession d’infirmière, réservée aux jeunes filles sages, leur permet de sortir de l’austérité du presbytère de leur enfance et de tenter de choisir un autre destin que le mariage pour s'en sortir dans la vie. Chacune va petit à petit voler de ses propres elles : Grace vers la vie de famille, Heather vers les études, Edda vers les affaires et Kitty vers son destin, tout entier prisonnière de sa beauté angélique et parfaite.

Un livre qui se lit bien et qui fait penser au « 4 filles du Dr March » d’Alcott, admirablement adapté au cinéma par Gillian Armstrong, en 1994, avec des jeunes actrices prometteuses : Winona Ryder (Joe), Claire Danes (Beth), Kirsten Dunst (Amy) en particulier et une pléiade de stars : Susan Sharandon (la mère), Christian Bale (Laurie), Gabriel Byrne (Friedrich) … Un roman et film où 4 jeunes filles expriment leurs rêves dans une société encore très stricte pour les femmes pendant la guerre de Sécession où leur père est engagé.

Colleen MCCullough est une auteur australienne (1937-2015) connue pour son roman "les oiseaux se cachent pour mourir", adapté en série fleuve contant l'histoire d'amour interdite entre le père Ralph et la jolie Meggie.

La citation :

« Cependant, reprit-elle, le mieux qui puisse vous arriver à présent est un beau mariage. Si vous choisissez malgré-tout de demeurer célibataires et d’assurer votre propre subsistance, deux carrière s’offriront à vous : celle d’institutrice, voire, pour une poignée d’entre vous, celle d’enseignante dans le secondaire, ou le secrétariat. »

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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Les règles d'usage de Joyce Maynard

Publié le par musy

règles d'usage Maynard Philippe Rey New-York

règles d'usage Maynard Philippe Rey New-York

Le livre :

Wendy a beau avoir un prénom féérique, sa vie chavire quand un certain 11 septembre au matin, sa mère part au boulot dans les tours du World Trade Center et ne revient plus. Désormais Wendy, jeune ado, va devoir reconstruire sa vie avec son beau-père, son demi-frère et son père qui composent désormais son univers familial…

Autour du livre :

J’avais envie de lire ce livre, ayant apprécié tous les romans de Joyce Maynard que j’ai lus : « Prête à tout », « L’homme de la montagne », « Long week-end »…

Wendy réfléchit à son lien avec sa mère qu’elle ne verra plus et avance dans sa vie d’ado avec ses petites peines et ses espoirs.

Joyce Maynard a un style magnifique pour décrire le désarroi de tant de New-Yorkais dont l’existence fut mutilée par les attaques du 11 septembre 2001.

Le 11 septembre 2001, j’étais en stage à Bayard Presse et j’ai pu voir les images des avions s’encastrant dans les tours sans bien comprendre tous les enjeux et conséquences de cette attaque, ne connaissant pas le World Trade Center auparavant.

Cette année, au mois de mars, je suis allée en voyage à New-York avec une amie et nous avons pu visiter le mémorial du World Trade Center. C’est très émouvant de constater l’absence de ces tours, désormais identifiée par des fontaines d’eaux qui coulent comme les larmes de ceux qui ont perdu des proches. Les noms des victimes sont gravés autour de ces fontaines. Une nouvelle tour, plus haut gratte-ciel de l'hémisphère ouest sorte de revanche sur le terrorisme, s’élève désormais et s’appelle la One World Trade Center.

Dans le mémorial : des objets des disparus, des Une de journaux paru autour du 11 septembre, des vidéos des attaques des avions, des poutres tordus, un reste d’escalier d’une des tours, un camion de pompiers fondu en partie (tant la chaleur de l’incendie des tours était infernal)…

J’ai été très émue de mieux réaliser que les victimes avaient tout âges, toutes nationalités, tout destin brutalement interrompus par le terrorisme.

Un livre à lire en écho à « Ciel d’acier » de Michel Moutot, qui évoque le destin des indiens qui ont construit les tours du nouveau monde, protégés du vertige, selon la légende et ces mêmes personnes qui ont aidé à déblayer l’immense chantier de poussière, poutres, acier, métal, des tours fumantes après l’attaque du 11 septembre.

Joyce Maynard est une écrivain américaine née en 1953.

La citation :

« Ils ne savaient pas grand-chose. Seulement qu’un avion s’était écrasé contre une des tours du World Trade Center. La tour de sa mère. »

Les règles d'usage de Joyce Maynard
Les règles d'usage de Joyce Maynard

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Chanson douce de Leïla Slimani

Publié le par musy

Chanson Slimani NRF Gallimard nourrice

Chanson Slimani NRF Gallimard nourrice

Le livre :

Louise est la nounou de Mila et Adam, les enfants de la famille Massé. Elle s’occupe de leurs repas, de leurs bains, de leurs sorties et de rendre plus facile la vie domestique de leurs parents Myriam et Paul. Peu à peu la nounou se révèle indispensable jusqu’au drame…

Autour du livre :

J’avais envie de découvrir les romans de Leïla Slimani après l’avoir vue plusieurs fois à l’émission La Grande Librairie.

« Chanson douce » faisant référence à la célèbre comptine immortalisée par Henri Salvador, se révèle ici bien amère.

Louise est une nounou en apparence exceptionnelle mais qui se révèle omniprésente, indispensable, oppressante. Cela m’a fait penser au personnage de L dans « D’après une histoire vraie » de Delphine de Vigan, où le personnage principal se fait vampiriser par une femme L qui se rend indispensable à son quotidien jusqu’à la saturation…

Louise est un personnage non attachant car complexe, déséquilibré et bizarre. Leïla Slimani dénonce le rapport malsain qui peut s’instituer entre parents et nounous. La nounou accède à l’appartement d’une famille, s’occupe des enfants, voit la relation des parents entre eux et avec leurs enfants. Témoin muet d’une intimité familiale, elle dispose d’un pouvoir immense qui mal géré peut se révéler dangereux…

Une belle découverte du style de Leïla Slimani que j’aurai du plaisir à continuer à lire !

Leïla Slimani est une écrivain franco-marocaine née en 1981 au Maroc.

Une vidéo de présentation de « chanson douce ».

Son roman est nominé pour le prix Goncourt 2016…

Les citations :

« La nounou est comme ces silhouettes qui, au théâtre, déplacent dans le noir le décor sur la scène. Elles soulèvent un divan, poussent d’une main une colonne en carton, un pan de mur. Louise s’agite en coulisses, discrète et puissante. C’est elle qui tient les fils transparents sans lesquels la magie ne peut pas advenir. Elle est Vishnou, divinité nourricière, jalouse et protectrice. Elle est louve à la mamelle de qui ils viennent boire, la source infaillible de leur bonheur familial. »

« Bien sûr, il suffirait d’y mettre fin, de tout arrêter là. Mais Louise a les clés de chez eux, elle sait tout, elle s’est inscrustée dans leur vie si profondément qu’elle semble maintenant impossible à déloger. Ils la repousseront et elle reviendra. Ils feront leurs adieux et elle cognera contre la porte, elle rentrera quand même, elle sera menaçante, comme un amant blessé. »

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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