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340 articles avec conseils de lecture

Neverhome de Laird Hunt

Publié le par musy

Neverhome Sécession Hunt Actes Sud

Neverhome Sécession Hunt Actes Sud

Le livre :

Puisque son mari, Ash est trop faible pour s’engager, sa femme part à la guerre à sa place. Habillée en homme, Constance prend le nom de son mari et part sur les routes de la guerre de Sécession. Nul ne doit apprendre qu’elle n’est pas le soldat qu’on imagine…

Autour du livre :

J’aime beaucoup les livres de la maison d’édition Actes Sud, aussi j’avais envie de lire ce livre illustré par une belle photo de couverture de Jack Spencer et Stephen Mulcahey.

Un roman très bien écrit qui nous plonge au cœur du combat, aux côtés de Constance. Courageuse, ingénieuse et fine gâchette, Constance est un personnage attachant. Le quotidien des soldats au cœur de ce conflit, est dépeint sans nuances, au plus près d’une vérité.Constance ne fait pas que partir au combat, elle part en quête d’elle-même et se confronte à ses limites.

Une belle découverte de la plume de Laird Hunt.

Laird Hunt est un écrivain américain né en 1968.

Découvrez une vidéo de l’écrivain qui parle de son livre.

Un livre hommage au courage des femmes ont combattu quand c'était nécessaire. Cela m'a fait penser à l'excellent western Jane got a gun, dans lequel, Jane (Natalie Portman) doit prendre les armes pour défendre les siens.

Un livre à lire en écho à « Autant en emporte le vent » de Mitchell, magnifiquement adapté au cinéma et à la série de BD jeunesse, « Les Tuniques bleues » qui nous fait suivre les aventures des soldats Blutch et Chesterfield, au coeur de la guerre de Sécession.

Les citations :

« Je partirais et il resterait. Il fallait que l’un de nous reste à s’occuper de la ferme et que l’autre parte, et c’était lui et c’était moi. Nous étions à peu près de la même petite taille mais lui était fait de paille et moi d’acier. Chaque hiver il était frappé de migraines alors que, de toute ma vie, je n’avais connu la grisaille d’un seul jour de maladie. Il n’y voyait pas trop de loin ; moi je fermais un œil et d’un coup de fusil j’arrachais les oreilles d’un lièvre à cent cinquante mètres. Il tournerait les talons à la moindre occasion ; moi je n’avais jamais, jamais reculé. »

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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L'ange de Whitechapel de Donnelly

Publié le par musy

Whitechapel Donnelly Pocket

Whitechapel Donnelly Pocket

Le livre :

India est une jeune médecin. Sitôt diplômée, elle veut s’occuper des pauvres de Whitechapel, quartier populaire de Londres, dans lequel sévissent misère, prostitution, alcool et violence. Un jour, elle fait la rencontre de Sid Malone, gangster recherché par toutes les polices de la ville…

Autour du livre :

J’ai récupéré ce livre donné par Côme et Mathilde, mon frère et ma belle-sœur (merci !)

J’ai adoré ce roman feuilleton qui nous fait plonger dans les bas-fonds de l’Angleterre du début du XXème siècle. Etre une femme médecin est courageux et pas toujours bien vu dans un monde où les aristocrates comme India se doivent plutôt de fonder une famille et d’assurer le soin de la maisonnée au quotidien. On apprend beaucoup sur les moyens médicaux de ce début de siècle, des combats comme la contraception féminine, la stérilisation des instruments de soins, l’hygiène etc

Un roman populaire à lire en écho aux « Mystères de Paris » d’Eugène Sue, auteur feuilletoniste du XIXème siècle (que j'adore), qui comme  Victor Hugo (que j'adore aussi) dans « Les misérables » avait à cœur de faire découvrir les histoires du peuple, des petites gens et de leurs souffrances du quotidien.

Jennifer Donnelly est une écrivain américaine née en 1963.

Les citations :

« India n’avala plus une bouchée de la journée. Elle travailla très tard, jusqu’à l’épuisement. Elle reçut des enfants qui toussaient, une femme à qui son mari docker avait coupé un doigt au cours d’une dispute, des lingères qui souffraient du dos, des malades du scorbut, une prostituée syphilitique, un garçon blessé par un bull-terrier, plusieurs autres atteints de dysenterie, deux petits brûlés  dans la cuisine familiale, un bébé tuberculeux, un gamin qui avait avalé une pièce de six pence que la mère tenait à récupérer… »

« Elle avait envie de pleurer, malheureuse pour la jeune mère qui chantait pour sauver son enfant, pour Maggie Harris et sa famille nombreuse, pour Ed Archer et son fils attardé. Pour tous les gens qu’elle avait rencontrés ce soir et les milliers d’autres qu’elle ne connaissait pas. Elle se désolait pour eux et pour la perte des certitudes qui, quelques-heures plus tôt, la réconfortaient. Un bon médecin, avait-elle pensé, pourrait redonner la santé aux pauvres de Londres à condition de leur faire manger une nourriture équilibrée. Ce qu’elle avait vu était désespérant. »

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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Zazous de Gérard de Cortanze

Publié le par musy

zazous cortanze 2e guerre mondiale

zazous cortanze 2e guerre mondiale

Le livre :

Josette, Pierre, Jean, Sarah, Charlie, Marie, Lucienne se retrouvent au Café Eva chaque jour pour parler de la pluie et du beau temps, boire un café, flirter, évoquer le jazz, leur passion pour le swing. Au cœur du Paris des années 1940, les zazous rêvent de liberté, d’avenir et de légèreté. Leur jeunesse insouciante est leur combat dans ce Paris occupé par les allemands, où le couvre-feu, les exécutions d’otages, les restrictions alimentaires et des libertés font partie de leur quotidien. Mais peut-on se permettre de flâner et danser en ce temps de guerre ?

Autour du livre :

J’ai été attirée par cette photo de couverture d’André Zucca qui mêle insouciance et gravité.

J’ai beaucoup aimé ce roman de Gérard de Cortanze qui nous fait aimer ses « zazous », cette jeunesse insouciante et effrontée qui a vraiment existé pendant la seconde guerre mondiale. Il nous fait revivre ces années de guerre, la progression du conflit, la vie quotidienne des français et plus particulièrement des parisiens pendant cette époque.

Les zazous m’ont fait penser à un groupe d’amis que j’ai depuis la fac, les « mezzos », groupe né de répétitions de chorale et avec qui nous avons chanté, refait le monde au bar, ri, pleuré, voyagé, été aux mariages des uns, vu la naissance des enfants des mezzos, bref, tant partagé et que nous continuons à faire plus de 10 ans après !

Un roman qui fait écho à la volonté de continuer à vivre, aimer, se promener, aller boire un café en terrasse avec des amis, aller au concert alors que des terroristes ont attaqué ces symboles de liberté lors des attentats aux terrasses de café parisiens, au concert du Bataclan, au match de foot du Stade de France en novembre 2015 et sur la promenade des anglais, à Nice, en juillet 2016.

Et si vivre en toute liberté sans céder à la peur était une façon parmi d'autres de résister ?

Une belle découverte de la belle plume de Gérard de Cortanze que je ne connaissais pas.

Gérard de Cortanze est un écrivain français né en 1948.

Ecoutez la chanson « Swing Troubadour » de Trenet que nos zazous aimaient.

Les citations :

« Un vrai mouvement est en train d’éclore dans une partie de la jeunesse de France. Tous ces fans de jazz, qui ont le swing dans le sang, sont bien plus que des hurluberlus aux tenues excentriques, bien plus que des jeunes égarés que les hérauts de la collaboration surnomment par dérision « les petits swings ». On dit même que des mouvements semblables ont fait leur apparition en Belgique, en Hollande, et même en Allemagne. »

« Que faut-il faire dans cette France d’aujourd’hui quand on a entre treize et vingt et un ans, c’est-à-dire qu’on fait partie, selon la nouvelle catégorie mise en place par l’Etat Français, des J3 ? Faut-il tout abandonner de sa jeunesse, de sa frivolité, voire de son immaturité ? Faut-il ne plus aller à ces faux cours de danse, lesquels, une fois porte close et rideaux baissés se transforment en bal ou en boîte de nuit ? Faut-il ne plus aller ni au cinéma, ni au théâtre, ni à la piscine Molitor, si grande, si propre, si splendide mais bourrée de nageurs boches ? »

« Face à tout ce sang, est-il nécessaire de poursuivre les actions zazoues qui pourraient paraître dérisoires ? C’est une question récurrente. La réponse est « oui ». Il faut les poursuivre. Chacun se bat avec ses armes. Celles des zazous : la dérision, la provocation, le grain de sable qui grippe la machine. D’ailleurs, la consigne lancée de Londres par la BBC va dans ce sens : elle ordonne de cesser les attentats individuels contre les militaires allemands. La contradiction n’a jamais été aussi grande entre ceux qui veulent agir par les armes et ceux qui préfèrent le travail de sape, le lent travail de la mer qui ronge une falaise, de l’eau qui fait s’écrouler les rives du fleuve. Et s’amuser, se couvrir de vêtements voyants, écouter une musique haïe par les Boches et les collaborateurs, c’est leur montrer que la vie continue, qu’on ne veut pas mourir. »

Marjolaine

 

Publié dans Conseils de lecture

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