Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

344 articles avec conseils de lecture

Zazous de Gérard de Cortanze

Publié le par musy

zazous cortanze 2e guerre mondiale

zazous cortanze 2e guerre mondiale

Le livre :

Josette, Pierre, Jean, Sarah, Charlie, Marie, Lucienne se retrouvent au Café Eva chaque jour pour parler de la pluie et du beau temps, boire un café, flirter, évoquer le jazz, leur passion pour le swing. Au cœur du Paris des années 1940, les zazous rêvent de liberté, d’avenir et de légèreté. Leur jeunesse insouciante est leur combat dans ce Paris occupé par les allemands, où le couvre-feu, les exécutions d’otages, les restrictions alimentaires et des libertés font partie de leur quotidien. Mais peut-on se permettre de flâner et danser en ce temps de guerre ?

Autour du livre :

J’ai été attirée par cette photo de couverture d’André Zucca qui mêle insouciance et gravité.

J’ai beaucoup aimé ce roman de Gérard de Cortanze qui nous fait aimer ses « zazous », cette jeunesse insouciante et effrontée qui a vraiment existé pendant la seconde guerre mondiale. Il nous fait revivre ces années de guerre, la progression du conflit, la vie quotidienne des français et plus particulièrement des parisiens pendant cette époque.

Les zazous m’ont fait penser à un groupe d’amis que j’ai depuis la fac, les « mezzos », groupe né de répétitions de chorale et avec qui nous avons chanté, refait le monde au bar, ri, pleuré, voyagé, été aux mariages des uns, vu la naissance des enfants des mezzos, bref, tant partagé et que nous continuons à faire plus de 10 ans après !

Un roman qui fait écho à la volonté de continuer à vivre, aimer, se promener, aller boire un café en terrasse avec des amis, aller au concert alors que des terroristes ont attaqué ces symboles de liberté lors des attentats aux terrasses de café parisiens, au concert du Bataclan, au match de foot du Stade de France en novembre 2015 et sur la promenade des anglais, à Nice, en juillet 2016.

Et si vivre en toute liberté sans céder à la peur était une façon parmi d'autres de résister ?

Une belle découverte de la belle plume de Gérard de Cortanze que je ne connaissais pas.

Gérard de Cortanze est un écrivain français né en 1948.

Ecoutez la chanson « Swing Troubadour » de Trenet que nos zazous aimaient.

Les citations :

« Un vrai mouvement est en train d’éclore dans une partie de la jeunesse de France. Tous ces fans de jazz, qui ont le swing dans le sang, sont bien plus que des hurluberlus aux tenues excentriques, bien plus que des jeunes égarés que les hérauts de la collaboration surnomment par dérision « les petits swings ». On dit même que des mouvements semblables ont fait leur apparition en Belgique, en Hollande, et même en Allemagne. »

« Que faut-il faire dans cette France d’aujourd’hui quand on a entre treize et vingt et un ans, c’est-à-dire qu’on fait partie, selon la nouvelle catégorie mise en place par l’Etat Français, des J3 ? Faut-il tout abandonner de sa jeunesse, de sa frivolité, voire de son immaturité ? Faut-il ne plus aller à ces faux cours de danse, lesquels, une fois porte close et rideaux baissés se transforment en bal ou en boîte de nuit ? Faut-il ne plus aller ni au cinéma, ni au théâtre, ni à la piscine Molitor, si grande, si propre, si splendide mais bourrée de nageurs boches ? »

« Face à tout ce sang, est-il nécessaire de poursuivre les actions zazoues qui pourraient paraître dérisoires ? C’est une question récurrente. La réponse est « oui ». Il faut les poursuivre. Chacun se bat avec ses armes. Celles des zazous : la dérision, la provocation, le grain de sable qui grippe la machine. D’ailleurs, la consigne lancée de Londres par la BBC va dans ce sens : elle ordonne de cesser les attentats individuels contre les militaires allemands. La contradiction n’a jamais été aussi grande entre ceux qui veulent agir par les armes et ceux qui préfèrent le travail de sape, le lent travail de la mer qui ronge une falaise, de l’eau qui fait s’écrouler les rives du fleuve. Et s’amuser, se couvrir de vêtements voyants, écouter une musique haïe par les Boches et les collaborateurs, c’est leur montrer que la vie continue, qu’on ne veut pas mourir. »

Marjolaine

 

Publié dans Conseils de lecture

Partager cet article

Repost 0

Dans les prairies étoilées de Marie-Sabine Roger

Publié le par musy

Roger BD rouergue prairies

Roger BD rouergue prairies

Le livre :

Merlin et Prune, couple de cinquantenaires, s’installent dans une ferme à la campagne. Pendant que Prune s’active pour installer leur nouveau lieu de vie, Merlin dessine. Il est le scénariste et le dessinateur de la série de BD mettant en scène les aventures de Wild Oregon, qui oscillent entre western et fantasy. Alors qu’il attend le retour de l’imprimeur sur sa dernière BD, il apprend la mort de son meilleur ami, Laurent. Celui-ci a une dernière demande qu’il a exprimé avant de mourir et qui met Merlin dans l’embarras…

Autour du livre :

J’avais très envie de lire le dernier livre de Marie-Sabine Roger qui sait si bien écrire des histoires humaines, touchantes, poétiques qui enchantent le quotidien. («Trente six chandelles », « la tête en friche », « vivement l’avenir »…)

La couverture de ce livre, réalisée par Olivier Douzou, est magnifique. Merlin est non seulement dessinateur mais aussi documentariste. Il dessine des oiseaux avec minutie pour des ouvrages documentaires.

J’ai beaucoup aimé ce roman de Marie-Sabine Roger qui dessine un couple de personnages bien attachants. Prune est poétique, douce, imaginative et la bouée du quotidien de Merlin. Merlin est l’artiste avec son génie, ses tourments, ses questions existentielles.

On découvre aussi par le bien d’un roman, le travail de scénariste et dessinateur de BD qui se nourrit à la fois de son quotidien mais aussi de son imagination pour faire vivre des aventures à son héros Wild Oregon tout au long de ses albums. Un héros à mi-chemin entre Blueberry et la science-fiction et qui cotoie des proches de Merlin transposés en personnages imaginaires. Le lien entre le créateur et son personnage est fort. Merlin et Wild Oregon sont dépendants l’un de l’autre bien plus qu'on ne le pense…  

Le fait d’apprendre la mort de son ami Laurent, qui lisait tous ses albums, fait réfléchir Merlin à la mort, au sens de la vie et à ce qui compte pour lui.

Cela m’a beaucoup intéressée parce que je suis écrivain en herbe à mes heures perdues et que le processus de création d’une histoire est toujours une aventure personnelle, d’un moment, d’un univers à créer et à partager avec toute sa sensibilité.

A la bibli, je suis gestionnaire BD et donc je découvre de plus en plus le travail de création des scénaristes, dessinateurs de BD comme les grands Rosinski, Van Hamme, Corbeyran, Lupano, Davodeau, Gibrat…

Un roman magnifique à lire en écho avec des BD de western comme Lucky Luke, Blueberry, Undertaker, des films comme « Le bon, la brute et le truand », « Les 7 mercenaires », et « Oblivion », « Le 5e élément " et la BD comme « Les ignorants » de Davodeau qui expose le travail de dessinateur en détail et en images !

Marie-Sabine Roger est une écrivain française née en 1957 à Bordeaux.

Les citations :

« Lorsque je bosse sur un nouveau tome de ma série Wild Oregon (« Wild » seulement pour les intimes), le défi n’est pas moindre. Créer une fiction, cela ne veut pas dire faire n’importe quoi. La liberté se paye au prix de l’exigence et de la cohérence. La folie doit être plausible, et le délire vraisemblable. La vie se permet bien plus de fantaisies, d’outrances et de bizarreries que ne pourra jamais s’en permettre un auteur, aussi cinglé soit-il. C’est ainsi et il faut l’admettre. Tout a été créé et tout a été dit. Mon travail, c’est de trouver ma voix. J’ai choisi d’être à la fois auteur et illustrateur de ma série Wild, c’est assez rare dans le métier. J’ai la chance de ne dépendre que de moi, je crée un univers à ma propre mesure. C’est ce privilège qui m’angoisse, car il fait de moi d’un même coup, le mineur, la pioche et la mine. »

« Mes lecteurs, qui portent sur mon travail un regard plus profond que le mien parce qu’ils me lisent e  apportant à mes petits crobards et à mes historiettes toute la dimension de leur existence humaine. Celles et ceux, enfin, qui viennent me voir dans les fêtes du livre et se tapent une heure de queue simplement pour pouvoir me dire, avec un sourire radieux : «-J’adore ! j’ai tout lu ! C’est pour quand, le prochain ? »

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

Partager cet article

Repost 0

La quiche fatale de M.C Beaton

Publié le par musy

quiche Beaton Albin Michel

quiche Beaton Albin Michel

Le livre :

Agatha Raisin, la cinquantaine, quitte son boulot en agence de relations publiques à Londres pour trouver le calme du village des Cotswolds. Pour s’intégrer, elle décide de participer au concours traditionnel de quiches mais Agatha n’est pas du tout un cordon bleu… Peu importe elle a une solution ...

Autour du livre :

Merci à Sara pour ce super cadeau d’anniversaire avec une très gentille dédicace !

Le titre m’a fait rire car certaines amies me surnomment « la reine des quiches » pour vanter mon talent culinaire de cuisinière de quiches qui sont assez réussies !

Pour avoir la recette de quiche Marmiton, c’est ici ! (ma recette personnelle de quiche est secrète voyons !)

Ce roman est très amusant et léger car Agatha Raisin, dotée de dynamisme, se retrouve dans un village calme, vraiment trop calme, où personne ne l’attend réellement. Elle va bouleverser le cours des choses en se révélant une enquêtrice hors pair quand l’inattendu trouble le quotidien du village…

Une bonne lecture de vacances à déguster avec un thé anglais et une part de quiche !

A lire en écho avec les polars d’Agatha Christie !

Agatha Raison est une série TV sur Sky1.

M. C Beaton est une auteur écossaise née en 1936.

« Marion Chesney alias M.C. Beaton a été libraire et journaliste avant de devenir un des auteurs de best-sellers les plus lus de Grande-Bretagne avec ses deux séries de romans policiers : Hamish MacBeth et surtout Agatha Raisin (plus de 15 millions d’exemplaires vendus dans le monde). » (info albin-michel.fr)

La citation :

« Pourtant, elle savait que sa présence ne faisait pas une ride sur la surface lisse de la vie villageoise. Personne ne l’invite à prendre le thé. Personne ne montra la moindre curiosité à son égard. Le pasteur ne lui rendit même pas visite. Dans un roman d’Agatha Christie, elle aurait non seulement reçu la visite du pasteur, mais aussi celle de quelque colonel à la retraite et de son épouse. »

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

Partager cet article

Repost 0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>