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Le cercle de Bernard Minier

Publié le par musy

cercle Minier polar Xo Editions

cercle Minier polar Xo Editions

Livre :

On découvre le corps d’une jeune prof, morte de façon horrible, dans une baignoire. Elle enseignait dans le même lycée où étudie Margot, la fille du commandant Martin Servaz. La rumeur prétend que Julian Hirtmann, le psychopathe (qui s’était échappé de l’hôpital psychiatrique dans le précédent roman « Glacé »)) serait dans la région… Le commandant Servaz et ses équipes commencent l’enquête…

A propos du livre :

Sur les conseils d’une amie, Sara, j’ai lu « Glacé » le premier polar de Bernard Minier et j’ai adoré ! Une enquête trépidante et bien menée au cœur du froid d’une montagne où la mort et les secrets s’enfuissent dans la neige du temps.

J’avais donc très envie de lire ce polar qui reprend l’histoire quelques temps après celle de « Glacé ». J’aime bien le personnage du commandant Martin Servaz, très humain et énergique que l’on retrouve dans chaque polar de Bernard Minier. C’est le cas pour d’autres enquêteurs dans des polars que j’aime : Harry Bosch dans les romans de l'américain Connelly, Kurt Wallander dans ceux du suédois Mankell.

Je trouve amusant de constater que souvent les écrivains de polars créent un personnage de flic séparé (il doit être dur de rester en couple quand on a une vie trépidante d’enquête et dure, à être confronté à la violence, la mort et la noirceur de l’humanité) qui a une fille (sa part de tendresse, d’humanité et sa faiblesse pour ses ennemis). Servaz a une fille Margot (Héros de Minier), Wallander a une fille nommée Linda (héros de Mankell), Harry Bosch a une fille Madeline (Héros de Connelly).

« Le cercle » se passe dans un contexte universitaire. Quelle est la signification de ce titre ? Qu’est-ce que « le cercle » ? Qui en fait partie ? C’est ce que Margot, la fille de Servaz veut savoir et le lecteur aussi! J’ai aimé découvrir la raison de ce Cercle si privé…

Servaz est obsédé par son alter ego démoniaque, Julian Hirtmann, le psychopathe, qui le connaît bien, trop bien, qui lui laisse des messages, qui rôde sans jamais se montrer et qui partage sa passion de la musique pour Gustav Mahler. Il est très malin de la part de Minier d’avoir fait évader Julian Hirtmann de son asile psychiatrique (dans le roman "Glacé"), ainsi la menace persiste dans plusieurs romans…

Vous pouvez écoutez ici  « kindertotenlieder » de Mahler (chants des enfants morts), CD découvert au début du « Cercle » sur le lieu du meurtre.

J’ai donc dévoré ce roman et j’ai hâte de lire les autres. Comme une sucrerie convoitée, j’attends un peu avant de lire «Une putain d’histoire », « N’éteins pas la lumière » et « Nuit ».

J’ai découvert en ligne le site de Bernard Minier qui présente l’auteur, son œuvre, ses personnages et son actualité.

Il est amusant aussi de découvrir les couvertures des romans dans d’autres pays et d’en comprendre le choix esthétique et symbolique.

"Glacé" a été adapté en série TV.

Bernard Minier est un écrivain français né en 1960 à Béziers.

Citations :

« La façon dont celui-ci avait tressailli en reconnaissant la musique ne  lui avait pas échappé. Puis, pour sa plus grande surprise et sa plus grande joie, Martin avait prononcé un nom : « Mahler ».. Hirtmann n’en était pas revenu. Et la joie avait explosé dans son cœur quand il avait compris, en l’écoutant et en l’observant, avec une bouffée d’émotion qu’il avait du mal à dissimuler, qu’il avait devant là son döppelgänger, son âme sœur – un double qu’il aurait choisi le chemin de la lumière et non celui de l’obscurité. Vivre c’est choisir, n’est-ce pas ? Une seule rencontre avait suffi à Hirtmann pour comprendre que Martin lui ressemblait beaucoup plus qu’il ne le croyait. Il aurait aimé le convaincre de leurs affinités électives, mais c’était déjà bien que Martin pensât souvent à lui. Il avait deviné un homme qui, comme lui, détestait la vulgarité des loisirs modernes, la stupidité consumériste des générations actuelles, la pauvreté de leurs centres d’intérêts et de leurs goûts, la platitude de leurs idées, leurs comportements moutonniers et leur incurable philistinime. Un homme seul, aussi. Oh oui, ils se comprenaient, tous les deux. Même si Martin avait sans doute du mal à l’admettre. Ils étaient aussi proches que pourraient l’être deux vrais jumeaux séparés à la naissance. »

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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Livres lus en septembre 2017

Publié le par musy

bilan septembre lectures musy

bilan septembre lectures musy

Romans  adultes :

  • Le dernier chômeur d’Audebert
  • Léon Morin prêtre de Beck
  • Les enfants de Venise de Fulvio
  • Aphrodite et vieilles dentelles d’Holmquist
  • La nuit de l’éclipse de Pourcheron (1er roman 2017)
  • Rêves dorés (4 saisons de fiançailles T.4) de Roberts

Polars adultes :

  • L’envol des anges de Connelly
  • Au fond de l’eau d’Hawkins
  • Le cercle de Minier
  • Petits secrets grands mensonges de Moriarty

Essai adultes :

  • Comment (ne pas) devenir parisien en 8 leçons de Rochet #

BD adultes :

  • Le guide mondial des records de Benacquista
  • Irena T.1 de Morvan

Mangas adultes

  • Dans un recoin de ce monde T.1 de Fumio
  • Les nuits d’Aksehir T.1 d’Ichikowa
  • A nos amours T.1 de NIshi
  • La colère du Vésuve (Pline T.4) de Yamazaki

Romans jeunesse :

  • Qui es-tu Alaska ? de Green
  • Chien pourri à l’école de Gutman
  • Barracuda for ever de Ruter
  • Anticontes de fées de Solotareff

Albums jeunesse :

  • Son chatchat à sa chouchoute de Lestrade
  •  Dessine-moi un petit prince de Van Zeveren

BD jeunesse :

  • Anne (Le royaume T.1) de Feroumont
  • Les deux princesses (Le royaume T.2) de Feroumont
  • Le prétendant (Le royaume T.3) de Feroumont
  • Inferno (Les Campbell T.1) de Munuera
  • Le redoutable pirate Morgan (Les Campbell T.2) de Munuera
  • Kidnappé (Les Campbell T.3) de Munuera
  • Filles à papa (Dad T.1) de Nob
  • Secrets de famille (Dad T.2) de Nob
  • Nerfs à vifs (Dad T.3) de Nob
  • Les sorcières de Chaosah (Peppet & Carrot T.2) de Revoy
  • Attendez-moi je suis pressé (Raoul T.1) de Van Zeveren
  • Mais c’est une fille ! (Raoul T.2) de Van Zeveren
  • La plus belle des surprises (Gaspard et Berlingot T.1) de Vechini
  • L’endroit rêvé (Gaspard et Berlingot T.2) de Vechini
  • Le grand jour (Boule à zéro T.6) de Zidrou

Marjolaine

Publié dans Actu

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Le dernier chômeur de D.J.F Audebert

Publié le par musy

Audebert chômeur Albin Michel

Audebert chômeur Albin Michel

Livre :

Le président Verley est jeune, dynamique, ambitieux : il veut résoudre une fois pour toute le problème du chômage. Il a une technique infaillible. Il s’apprête à annoncer son succès au prochain sommet de l’Europe quand on lui signale qu’il reste encore un chômeur en France, le dernier chômeur… Celui-ci n’a aucune envie de retrouver du boulot…

A propos du livre :

Le titre « le dernier chômeur » m’a attirée car il aborde sous l’angle comique, un vrai fléau en France, que veulent éradiquer tous les présidents français (sans succès pour le moment).

Actuellement je travaille en bibliothèque dans un boulot fait pour moi : travailler au service des gens dans le domaine du livre. Je suis titulaire donc je n’ai plus le souci du chômage pour m’angoisser professionnellement.

Cela n’a pas toujours été le cas. J’ai bossé dans le privé, connu de la souffrance au travail, un licenciement collectif et plusieurs périodes de chômage dont la plus longue a duré plus de 6 mois. Je connais le combat pour se faire indemniser à Pôle Emploi, les envois massifs de CV, lettres de motivation (des centaines…), des rares entretiens, l’espoir, les refus, les doutes et remises en questions…

Ce « dernier chômeur » est un livre agréable plein d’humour et de fantaisie. Le président Verley fait penser au jeune président Macron par son dynamisme… Les solutions pour éradiquer le chômage sont assez fantaisistes. Le refus du dernier chômeur, Meurchaud, de rentrer dans le rang, de travailler, est assez cocasse.

Une bonne découverte du travail d’un auteur Audebert.

Un livre à lire quand on est au chômage (ou pas) pour se détendre.

Une forte pensée pour mes amis qui connaissent le chômage actuellement.

Une vidéo « la maison des fous » d’ Asterix et Obélix qui peut rappeler certaines situations vécues à Pôle Emploi.

Citations :

« Une chose était sûre, en épousant la fonction présidentielle, il ne risquait pas d’être tenté de confondre son argent avec celui de la République. Au fond il ne désirait qu’une chose : appliquer à son pays des méthodes de management qui avaient fait leurs preuves dans son entreprise. Lui connaissait le terrain, pas celui de la théorie mais celui de la pratique. »

« Le chômage devait être dédramatisé par rapport au travail. « Un de perdu, dix de retrouvés », était sa nouvelle maxime. Il fallait du fun. Ce n’était finalement pas si grave de perdre son emploi si on en retrouvait un le lendemain. Etre au chômage n’était pas une maladie, et les agences pour l’emploi ne devaient plus être des hôpitaux où l’on avait l’impression de voir des files de sujets en fin de vie faire la queue au guichet. Verley voulait rendre ludique la recherche d’un emploi. Il avait fait mettre au point une application simple et facile à utiliser par n’importe qui : « la Work Face », qui agissait comme le Tinder de l’emploi. »

« Côté divertissement, une émission de téléréalité battait désormais tous les records. Elle présentait chaque mois dix chômeurs, filmés jusque dans leur intimité, qui étaient ensuite soumis au vote des téléspectateurs qui devaient s’exprimer pour indiquer dans quel domaine d’activité ils les verraient le mieux évoluer, au vu de leur personnalité et de ce qu’ils exprimaient à l’écran. »

Marjolaine

Publié dans Conseils de lecture

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